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 Les écrits de Marie Chevalier

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marie chevalier
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MessageSujet: Re: Les écrits de Marie Chevalier   1/4/2007, 14:03

il ya longtemps que je ne vous avez pas mis une petite nouvelle hurle


ADIEU MIROIR.


- Tu es encore très belle tu sais ?
- Merci j’apprécie d’autant plus que tu ne me fais pas souvent de compliments de ce genre.
- A quoi bon puisque tu es là près de moi depuis tant d’années c’est que tu y es bien non ?
- Bien sûr.

Aliette n’était pas très en forme depuis plusieurs mois, mais elle n’en avait pas parlé à Gilles. Pourquoi l’impressionner et lui faire peur ? Ce n’était sûrement rien : un mauvais passage. Eh ! Elle n’avait plus vingt ans et s’en ressentait de plus en plus.
Comme cela est triste parfois de se dire que le plus beau est derrière soi. Que ce qui nous reste à vivre n’est que menu fretin. On espère simplement que cela se fera tranquillement et sans maladie. La souffrance est pire que la vieillesse.

Elle se leva du canapé où elle s’était installée pour tricoter quand une violente douleur au pied la fit stopper net. Ah zut ! Manquait plus que ça, une crampe aux doigts de pieds maintenant mais ce n’est pas vrai ça !
En y songeant, elle s’aperçoit qu’elle n’a plus un endroit où elle n’a pas eu mal depuis quelque temps.

- Mais madame Aliette, ce ne sont que de simples rhumatismes qui sont un signe de longue vie vous verrez ! Lui dit régulièrement son médecin quand elle « ose » se plaindre.

Pffff ! Je t’en donnerai moi des signes de longue vie, en réalité il n’y avait pas une journée sans qu’elle ne se plaigne d’un bobo ici ou là. Elle devenait pire que sa mère qui était partie l’an dernier à 90 ans. Elle avait l’excuse de l’age elle au moins, mais Aliette n’avait que 65 ans. Le bel âge on vit tellement vieux disent les médias que l’on se croit encore jeunes à 65 ans c’est eux qui le disent car le corps, lui, n’est pas d’accord, et il se rebiffe !
Comme aujourd’hui par exemple.

Bon, pensa-t-elle en se parlant tout haut, pas la peine d’aller essayer de faire du jardin aujourd’hui, je n’ai pas envie de me bloquer quelque chose encore. Tiens je vais m’asseoir bien droite dans le fauteuil de ma chambre, c’est encore là que je suis le mieux quand mes reins me font souffrir et je vais regarder mes photos.
Il pleut dehors, le temps est maussade, je n’ai pas le moral : toutes les conditions sont réunies pour avoir un brin de nostalgie en retournant en arrière. Au point où j’en suis côté moral allons-y !
En montant à l’étage chercher son grand carton, elle se sentait déjà beaucoup mieux. En fait, elle adorait se replonger dans son passé. Les photos parlent mieux qu’un grand discours et elle en avait des centaines.

Au bout d’une demi-heure, elle était en larmes : le remède était pire que le mal.
Elle avait mis de côté les photos de bébés, mais elle n’avait pas pu résister à s’imprégner de celles qui la présentaient adolescente, puis jeune femme, puis mère, puis… jusqu’à aujourd’hui, le foulard sur la tête cachant ses cheveux blancs qu’elle refusait de colorer : Non non ! J’assume, pourquoi cacher la vérité se plaisait-elle à répéter mais de moins en moins souvent, il faut bien l’avouer.
En regardant cette jeune fille de vingt ans, les cheveux si blonds, les yeux si bleus, si lumineux et ce sourire tellement joyeux, elle ne put s’empêcher de se dire : Mon Dieu, comme l’on peut changer, inexorablement, presque sans s’en rendre compte !
Ce qui la déprimait le plus, quand elle faisait ce retour en arrière était sa silhouette. Comment peut-on prendre vingt kilos en travaillant et courant tout le temps ?

Ecoeurée, elle remit les photos dans le carton et se rendit à la salle de bains pour se rafraîchir les yeux.
Et là, devant son miroir, ses larmes revinrent, elles coulaient le long de ses joues sans qu’elle ne fasse un mouvement pour les essuyer.

Mais que suis-je devenue ? Les paupières abîmées par des dizaines de sillons, les lèvres pincées qui faisaient ressortir toutes les rides d’expression. Elle découvrait aussi que son cou se fripait, s’épaississait. Rides d’expression ? Quelle belle appellation pour simplement vouloir dire, les marques du temps : la vieillesse pourquoi ne pas dire le mot : des signes de vieillesse !

Elle répétait le mot plusieurs fois tout bas comme pour s’en imprégner : je suis vieille, je vieillis, je ne suis plus jeune, je suis atteinte par une maladie incurable : la vieillesse !

Il y a quelques années, l’idée lui était venue de se faire « lifter » elle devait avoir une quarantaine d’années et ses copines de travail en parlait beaucoup. Mais bien sûr, elle ne l’avait pas fait, car elle se trouvait très bien et répétait qu’elle souhaitait à toutes les femmes de son âge d’être aussi bien « conservées » qu’elle. Prétentieuse, proche de sa silhouette qu’elle avait tout à fait satisfaisante, elle continuait son chemin tranquillement, en se disant qu’elle était encore une très jolie femme désirable de surcroît.
Oui mais il y avait vingt ans de cela même plus, et depuis, elle avait pensé à s’occuper de son travail extérieur, de sa maison, de recevoir les enfants, de faire du jardin et… très peu de son apparence…jusqu’à aujourd’hui.

- Aliette !!! Où es-tu ?
-Dans la salle de bains…
- Mais qu’est ce que tu y fiches ? Ça fait deux heures que je t’appelle.
- Je regarde les coups de canifs que le temps me fait en traître dans le visage et dans mon corps.
- Ah ces bonnes femmes ! Mais tu n’as plu à plaire !

Elle ne répondit pas, mais entre ses dents murmura : quelle connerie, c’est tout ce qu’il a trouvé pour me remonter le moral ?
Cette réflexion idiote et blessante, lui fit l’effet d’un coup de fouet : et si elle lui démontrait à cet abruti de Gilles qu’elle pouvait encore plaire à d’autres ?

Oui mais à qui ?

Elle se souvint d’Alain, fringant jeune homme de trente ans à peine qui venait parfois quand les enfants étaient là. Il était l’ami de leur fils Antoine. Pas marié, papillonnant un peu partout et surtout se disant sans attache d’aucune sorte.

Aliette le considérait comme un gamin bien sûr et ne le regardait même pas, se contentant d’écouter ses histoires de filles qu’il se faisait un plaisir de raconter surtout à Antoine qui l’écoutait, avec quand même un léger air envieux. Forcément lui pataugeait avec deux enfants et une femme toujours souffreteuse, et il y avait longtemps que les sorties pour rencontrer des filles, ou simplement avec des copains, avaient été remisées dans un coin de sa tête, pour lui servir de souvenirs heureux plus tard quand lui aussi se sentira vieillir.

Elle était donc en train de penser à Alain, quand elle entendit Gilles lui demander d’entrer un moment boire un verre.

Vite, elle se passa la main dans les cheveux et vint dans la cuisine. Soudain, elle se rendit compte qu’elle ne le regardait plus de la même façon : plus comme l’ami de leur fils mais comme un amant possible. Pourquoi pas ? Rien que pour se rassurer, rien que pour se dire qu’elle pouvait encore attirer un homme plus jeune qu’elle et qui sait, lui donner et prendre du plaisir.

- Bonjour Alain…
- Bonjour Madame Aliette…

Ah oui ! Ca, elle avait oublié ! Il la vouvoyait et l’appelait madame Aliette, quelle horreur ! Pas très facile pour créer des liens intimes.

- Dis-moi Alain, cela te fait quel âge maintenant ?
- Trente ans, enfin presque 31, mais je n’aime pas me vieillir.
- Tu as raison, le temps s’en charge et passe suffisamment vite sans qu’on le pousse !
- Et vous Madame Aliette ? Sans indiscrétion ?
- Oh moi !
- Allez ne faites pas la timide, je suis sûre que vous êtes plus jeune que ma mère

Quelle horreur ! pensa Aliette, que de phrases maladroites !

- Je ne sais pas, quel âge a donc ta mère ?
- Soixante quatre…
- Ah non, c’est moi la plus ancienne alors, mais de peu un an tout au plus.
- Franchement, vous ne les faites pas, Gilles a de la chance, sourit-il d’un air presque coquin.

Gilles était sorti en disant qu’il serait de retour dans une demi heure, car le voisin avait besoin d’un coup de mains pour rentrer du bois.

- Oh tu sais, peut-être que je ne fais pas mon âge, mais les ans sont là hélas !
- Pourquoi hélas ? Vous êtes encore très bien vous savez.
- Oui merci, mais tu sais pour une femme, s’entendre dire par un jeune homme de trente ans, que l’on a l’âge de sa mère, c’est toujours un coup à notre fierté tout ça !
- Que voulez-vous entendre, madame Aliette ? Que vous êtes très jolie ? bien faite, et que j’ai envie de faire l’amour avec vous ? dit-il dans un éclat de rire !

Oh ! Ce rire qui glace, qui fait mal, qui déchire ! Oh comme parfois les mots simples font souffrir !

-Non non bien évidemment…
- En plus vous êtes la grand-mère de Lorie, la petite fille d’Antoine, mon ami. On plaisante là, et on en rira dans quelques jours quand on en parlera tous ensemble.
- Mais il n’est pas question que cette conversation que nous avons soit racontée, tu peux le comprendre non ?
- Oui, certes, mais moi je n’ai pas envie d’engager un débat là- dessus. Simplement madame Aliette, il faut vous faire une raison : continuez à faire des tartes aux pommes et laissez l’amour aux jeunes femmes, non ? Vous ne trouvez pas qu’il est temps de remettre les pendules à l’heure dans votre tête ? Allons ne me regardez pas comme ça je ne veux pas vous froisser, mais vous faire comprendre que vous perdez la raison, si vous avez pu penser un instant qu’un homme de mon âge pourrait avoir envie de vous en tant que maîtresse. Vous avez eu vos moments de plénitude, alors laissez-vous vivre tranquille, car vous savez l’amour fait souffrir parfois même un jeune homme de trente ans, surtout un jeune homme de trente ans !

- Va-t-en !
- Ah ! D’accord !vous me jetez parce que je ne veux pas vous « baiser » elle est bonne celle-là ! Mais vous vous êtes regardée ?
- Oui Alain, justement je me suis vue à travers ton regard, il est plus parlant qu’un miroir, allez va-t-en, la vieille te salue bien.
Sur ce, elle lui prit le bras, le serra fort et le raccompagna jusqu’à la porte, et là se dressant sur la pointe des pieds, elle l’embrassa à pleine bouche et le poussa violemment dehors.

Elle était oppressée et à bout de souffle. Elle s’arrêta devant la grande armoire dans le vestibule et fit face à la glace centrale.

Le front posé contre le miroir, elle murmura : tu as vu jour après jour mon visage se flétrir, s’abîmer, mon corps s’affaisser mais c’est fini, ma décision est prise : tu ne me verras plus jamais.

Et croyant rêver, elle entendit le miroir lui répondre :

- Et moi ? Je deviens quoi dans tout cela ? Je patine et vieillis avec toi, mais tu es trop occupée à TE regarder et tu ne vois pas les tâches brunâtres qui assombrissent ma clarté, tu ne vois pas que mon tain s’abîme, tu ne penses qu’à tes rides quand tu te mets face à moi, sale égoïste que tu es… un jour tu me mettras à la poubelle et me remplacera par un tout beau, tout rutilant. Mais dis-toi bien qu’il sera intraitable, pas conciliant, pas vieux. Il te montrera même cette petite ridule nouvelle que tu as près des lèvres. Moi je la voyais mais je faisais en sorte que toi tu ne la voies pas.
Instinctivement Aliette se tâta le tour des lèvres…. Sa décision était prise, le temps ne la rattrapera jamais.

Elle va partir, laissant sa vie derrière elle, sans remords, sans regrets non plus. Elle avait joui de la vie, jouit de tout le bonheur de ce temps qui passait. Elle allait en finir, son flacon préparé depuis des mois l’attendait, sous la pile de draps.
Elle caressa le grand miroir, ouvrit la porte, ce qui le cacha complètement et lui dit doucement :
Non je ne refermerai pas cette porte, tu ne me verras pas mourir….je te dois bien cela…




FIN
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Jipi
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MessageSujet: Re: Les écrits de Marie Chevalier   15/4/2007, 17:06

Merci Marie, mais étant donné la longueur je vais prendre le temps de lire quand j'aurai plus de temps !
Ah ! Ce temps qui nous bouffe !!!

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marie chevalier
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MessageSujet: Re: Les écrits de Marie Chevalier   28/6/2007, 15:51

Il y avait longtemps en voilà une petite courte cette fois:

SCENE EROTIQUE


Elle était très belle. Brune, les cheveux noués sur la nuque avec un foulard mauve assorti à de magnifiques yeux aux longs cils. Elle le regardait. Lui ne l’avait pas vu arriver. Il tournait le dos. Ses cheveux blonds très clairs, qu’il portait longs, étaient bouclés et à la distance où elle était, elle s’imaginait voir un ange. Mais l’ange devina son regard comme s’il avait été piqué, il se retourna vivement, et elle resta figée. Elle savait qu’il était beau, sa copine l’avait prévenue, mais là, c’était plus que beau, c’était…les mots lui manquaient. Sa chemise entrouverte laissait voir une toison blonde également. Il portait des lunettes de myope qui voilaient son regard bleu glacier, et une barbe à peine naissante : mon Dieu qu’il est beau ! S’il voulait… Mais elle n’eut pas le temps de réfléchir davantage, il s ‘avançait vers elle et elle put voir sa bouche de près. Elle aurait donné n’importe quoi pour que cette bouche vienne l’embrasser, lui caresser les yeux et lui mordiller les seins. Il s’approcha encore plus, la fit asseoir dans un fauteuil, et doucement le fit basculer. Elle était maintenant presque allongée, la jupe un peu relevée et quand il se pencha vers elle, elle sentit le tissu rêche de son jean sur son bras nu. Il se pencha encore plus, elle ferma les yeux, il lui prit le menton dans la main et lui dit : « Alors, toujours nerveuse ? Elle ne vous a pas fait trop souffrir la vilaine ! On va pouvoir mettre la couronne aujourd’hui, je crois ! Oh ! Ce n’est pas douloureux, mais il faut quand même que je force un peu, tenez-vous au bras du fauteuil, il n’y en a pas pour longtemps !… »
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Jean-Pierre Poccioni
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MessageSujet: Les écrits de Marie Chevalier   29/6/2007, 07:29

La nouvelle à chute est un art difficile et celle-ci n'est pas si mal tournée.

Cependant il nous faut admettre que cette femme qui sait, ELLE, qu'elle est chez le dentiste ( aussi séduisant soit-il!) soit en mesure de fantasmer sur le beau praticien.
Oubli dans le mouvement de l'écriture ou licence littéraire ?

En bref, un petit morceau plus savoureux qu'érotique. Mais n'était-ce pas le but ?
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marie chevalier
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MessageSujet: Re: Les écrits de Marie Chevalier   29/6/2007, 13:38

C'était le but !
Mais oui tu as raison, j'aurais dû amener doucement le fantasme de "madame" car fantasme i l ya sans aucun doute ! Smile en tout cas merci de l'avoir lue
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Sam.SZ
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MessageSujet: Les écrits de Marie Chevalier   11/7/2007, 01:47

Bonjour Marie! ( 1h37')

J'espère que tu vas bien.

Je viens de lire ta nouvelle ( avant de voir la réponse de J-P Poccioni ).

Tu vas rire mais il y a plusieurs réactions à te conter! :lol:

Déconcertée dans un premier temps, je me suis calmée en me disant voilà l'effet de l'été sur nous! ( Humour )

Décontenancée par la chute, par la suite : un personnage si beau mais si grossier, abject.

Je t'avoue tout de suite que je n'avais pas vu la scène du dentiste. C'est grâce à J-P Poccioni un peu plus tard!

J'ai cru voir deux bizarreries :

- Le vouvoiement qui cadrait mal avec le personnage que j'avais trouvé insupportable de vulgarité!

- Le mot " couronne ", j'ai pensé, ça doit être une acception particulière relevant d'un niveau de langue particulier que je ne connaissais pas et j'avoue, d'ailleurs, mon peu de connaissance...

Plus sérieusement ( même si je n'avais rien vu en effet! ), il s'agit d'une courte nouvelle agréable et assez troublante je l'avoue. Bravo! aime
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marie chevalier
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MessageSujet: Re: Les écrits de Marie Chevalier   13/7/2007, 15:07

Ah oui !! Sam !! la "couronne" est en or ou en porcelaine ou en acier et recouvre une dent soignée mais plus trop en état de tenir longtemps lol

Ah toi par contre tu m'as fait rire !! eh oui on peut fantasmer sur des dentistes s'ils sont beaux comme des dieux :lol:
merci à toi pour ta lecture . embras

ps: Adieu miroir est une autre histoire ....
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Gosayn
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MessageSujet: Re: Les écrits de Marie Chevalier   13/7/2007, 15:55

J'aurais un petit reproche.

Il manque le côté aseptisé du cadre médical. D’ordinaire, les dentistes, ( en tout cas ceux chez qui j’ai eu l’occasion d’aller) portent des blouses, un masque, des gants, un bonnet, et de grosses lunettes de chantier pour éviter les giclées. C’est de suite moins charmant, mais on peut en jouer dans le récit.
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Sam.SZ
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MessageSujet: Re: Les écrits de Marie Chevalier   13/7/2007, 15:57

Le vrai miroir est le regard de l'autre. C'est lui seul qui renvoie la lumière que certaines personnes dégagent!

Et dans la petite photo que j'ai sous les yeux, il y a beaucoup de lumière. De la luminosité! :rose:
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marie chevalier
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MessageSujet: Re: Les écrits de Marie Chevalier   13/7/2007, 18:11

Gosayn, d'accord mais sans vouloir te vexer ta description n'aurait pas été érotique encore que ! :rose:
merci Sam embras
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Gosayn
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MessageSujet: Re: Les écrits de Marie Chevalier   13/7/2007, 18:29

Certains apprécient ce genre d'artifices.

Ne me regardez pas comme ça, j'ai dit "certains".
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marie chevalier
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MessageSujet: Re: Les écrits de Marie Chevalier   14/7/2007, 17:38

Rolling Eyes je n'en doute pas Very Happy
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marie chevalier
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MessageSujet: Re: Les écrits de Marie Chevalier   3/9/2007, 15:19

J'ai participé à un concours de nouvelles aux Premières Rencontres Littéraires et Artistiques organisées par la mairie de l'Epine sur le thème "Mon maître ou ma maîtresse d'école primaire" J'ai remporté le troisième prix avec "Madame H." que je vous livre ici .


MADAME H



J’ai eu la chance d’aller en classe primaire toujours à la même école et dans le même village. Celle-ci se trouvait sur la place plantée de tilleuls et ornée d’une jolie pelouse qui faisait notre bonheur lorsque nous pouvions y cueillir des violettes ou des coucous.
L’été, un bal y était donné pour le 14 juillet et bien sûr nous y venions tous.
Mais en fait, je voudrais vous parler de Madame H.
Il n’y avait pas de petite classe de mon temps, nous entrions directement en préparatoire à six ans, et madame H. était notre institutrice. C’était une jeune femme d’à peine vingt cinq ans, mariée à un instituteur qui lui, partait tous les jours faire ses cours à la ville voisine chez les garçons du lycée.
Nous la trouvions tous très jolie. Elle l’était sûrement mais elle dégageait aussi cette sévérité et ce maintien que nous ne retrouvons peut-être plus de la même manière aujourd’hui. L’institutrice était une dame, une notable dans ce petit village et en fait c’est elle qui éduquait toute la marmaille. Toujours vêtue d’une grande blouse blanche et non noire ou grise comme cela se faisait à cette époque, elle imposait le respect rien que par sa prestance.
Elle devait faire la classe à environ quarante cinq élèves de six à quatorze ans l’âge du certificat d’études primaires. Ce n’était pas rien et on peut s’imaginer avec le recul, la patience et surtout l’organisation qu’elle devait mettre en œuvre pour ne pas rater un cours.
Les plus grands l’aidaient en faisant la lecture aux petits quand elle surveillait une composition française, par exemple.
Sa maison se trouvait dans la cour de l’école et nous la voyions traverser son jardin pour venir nous rencontrer. Tout le monde se levait bien entendu à son approche et d’un même élan, un « bonjour madame » fusait de tous les coins de la pièce.
Quand je fus en âge de m’occuper des plus petits, elle me désigna et fière comme un paon, je prenais sa règle qui était un trophée pour moi et d’une voix basse leur expliquait, si je puis dire le B. A = BA.

Il lui arrivait parfois de s’énerver contre nous mais jamais avec brutalité, simplement nous la craignions tellement, qu’elle n’avait pas besoin de nous rudoyer pour que l’on obéisse. Quand elle nous punissait, je pense qu’elle devait avoir raison car nous étions presque tous très dissipés je dois l’admettre, elle nous faisait faire cent lignes le soir après la classe. Elle était derrière son pupitre, très droite et corrigeait pendant ce temps les copies. On aurait entendu une mouche voler. Nous étions deux ou trois (toujours les mêmes) à y avoir droit très souvent et elle nous mettait chacun à un bout de la classe. Hors de question de se parler ou même de sourire. Dans ce cas elle se levait, venait vers nous et sans en dire plus ajoutait : vous m’en ferez cent de plus.
Un matin, un élève arriva et se mit à vomir partout. Elle se leva d’un bond et en lui tenant la tête, hurla : vite allez me chercher un torchon et de l’eau !. Toute la classe s’était levée et courait dans tous les sens sans bien savoir ce que nous allions faire quand elle éclata de rire et nous fit signe de nous rasseoir.

– Bon j’ai compris, restez tous là je vais le chercher ce torchon.
Ce qu’elle fit et nettoya elle-même les salissures de Maurice qui avait treize ans. Il était décomposé et Madame H. lui demanda, quand il fut un peu remis, ce qui avait bien pu provoquer cela
– J’ai mangé un bocal de cerises, Madame, mais ne le dites pas à mes parents, s’il vous plait.
– Oh ! que si je vais leur dire. Et à ce propos nous allons parler du vol. Maurice, tu as le droit d’aller t’allonger derrière sur le lit de camp, nous t’attendrons pour faire ce cours.

En effet, dès qu’il fut rétabli, il reprit sa place et elle commença son cours.
Nous étions une quarantaine de gosses, béats devant elle et nous l’écoutions avec une telle ferveur qu’elle conclut cette longue leçon par un : vous êtes des braves petits.
Et là nous nous sommes sentis des ailes, nous aurions tout donné, n’importe quoi pour que cette femme soit notre mère. Nous la voulions tous.

Une autre fois, après ce grand jour où Maurice avait été malade, ce fut son frère, André qui se mit à piquer une crise de nerfs. Il avait six/sept ans et devenait tout bleu quand cela arrivait, rarement heureusement. La respiration lui manquait et il haletait sans pouvoir reprendre son souffle. Là encore ce fut madame H. qui alla tremper un torchon dans l’eau froide, le tordit et tapota doucement sur les joues d’André qui revint à lui et respira enfin normalement.

Cette femme était notre institutrice bien sûr, mais aussi notre mère, notre infirmière et notre confidente. Très discrètement, elle nous faisait parler de nous quand elle sentait que quelque chose n’allait pas. C’est ainsi qu’elle fit convoquer les parents d’une famille de quatorze enfants dans la détresse, par le maire du village. En effet, les gamins étaient en permanence quatre ou cinq en même temps à l’école et parfois l’un ou l’autre s’évanouissait en plein cours ou devenait soudain livide et sans force. En fait ces gosses crevaient de faim et sans l’intervention de madame H., ils auraient sûrement été retirés de leur famille et placés ailleurs. Avec le curé du village et le maire elle se démena pour obtenir une aide et enfin faire retrouver du travail au père dans une ferme proche. On suppose que là encore sans l’intervention de ces « notables » cet emploi ne lui aurait pas été proposé.

Le calme était revenu dans notre classe, et elle profitait toujours d’un événement anodin ou plus sérieux pour en faire son sujet de morale. Oh ! Pas moralisatrice du tout mais elle savait nous faire prendre conscience des valeurs de notre monde et de la vie, avec ses joies et ses peines et surtout le rôle que nous, les enfants pouvions y jouer en étant le plus humain possible.
Le souvenir qui m’a marqué le plus de ces six ans passés avec elle fut lorsque la porte de la classe s’ouvrit violemment sous la poussée de la mère de ces quatorze enfants justement. Personne n’eut le temps de se lever comme nous l’avait enseigné madame H., que celle-ci fut soulevée de son siège par cette femme en furie qui l’insultait.
Très calme notre institutrice nous demanda d’être sages, qu’elle n’en avait pas pour longtemps et elles sortirent toutes les deux dans le couloir qui nous servait de vestiaires.
Bien sûr nous le furent ! et comment ! l’oreille tendue, nous ne voulions rien rater de ce qui se passait derrière la cloison : des cris, des insultes et soudain un fort bruit de gifle qui nous laissa désemparés et sur le qui-vive. On se regardait tous et nous fixions surtout les trois frères.
Le silence était pesant. Quand madame H. revint dans la classe, nous nous levâmes tous d’un seul élan, et elle nous fit signe de nous asseoir, elle-même se laissant tomber dans son fauteuil. Nous avions tous remarqué une marque encore toute blanche sur son visage : une marque de doigts. La gifle, c’était donc elle qui l’avait reçue… Nous étions sidérés et en même temps, nous avons ressenti sans nous concerter une violente colère monter en nous. L’objet du conflit semblait provenir d’une plainte d’un des trois gosses qui avait affirmé à ses parents que Madame H. le tapait souvent et le punissait sans raison. C’est du moins ce que nous en avions déduit en écoutant la dispute derrière la cloison. Alors bien sûr, à la récréation, nous n’eûmes même pas à nous parler : tous sur Bernard, Jean et Hervé, les coupables ! nous n’avons pas cherché lequel des trois. Les plus grands de la classe (dont moi) mirent une « volée » de coups de pieds et de gifles aux gamins qui hurlaient en appelant madame H. Celle-ci se décida à venir nous séparer, mais j’ai la certitude qu’elle ne se précipita pas, peut-être amusée de voir « ses enfants » l’apprécier au point de se « frotter »aux trois frères qui pourtant n’avaient pas la réputation d’être tendres.

Il n’était pas rare, lors des vacances scolaires que les aînés aillent l’aider à désherber son potager ou ramasser les branchages tombés au sol. C’était au plus « fayot » : qui veut demander à ses parents s’il peut venir m’aider pour le jardin jeudi prochain ? - moi – moi! des doigts se levaient dans presque toute la classe mais comme personne ne ressentait de différence de comportement que l’on ait accepté ou pas de l’aider, nous en déduisions que nous l’aimions vraiment et étions prêts à tout pour lui faire plaisir.

Elle savait se faire respecter et écouter. Je me souviens, je devais avoir sept ou huit ans, je l’avais exaspérée en lui répondant très mal, en étant arrogante. J’avais continué bien qu’elle m’ait à plusieurs reprises demandé de me taire. Peut-être plus lasse que d’habitude, elle descendit de l’estrade et se dirigea vers moi. Je commençais à ne plus être très sûre d’avoir eu raison d’insister car son visage ne me disait rien de bon, son nez était pincé et ses lèvres serrées. Elle m’attrapa par le bras, m’emmena vers son bureau, tira la chaise et s’assit. Je me demandais, debout devant elle ce qui allait se passer quand elle me coucha en travers de ses jambes, me baissa ma culotte et me mit une fessée qui me brûle encore les fesses quand j’y pense aujourd’hui. Elle n’aurait pas pu me punir plus. La honte s’empara de moi quand je regagnais ma place, la tête basse mais avec assez de volonté pour ne pas pleurer malgré la forte envie que j’en avais. Toute la classe partit d’un fou-rire stoppé net par l’intervention de madame H. Elle expliqua dans un grand silence, qu’elle n’aurait jamais du avoir ce comportement qui n’était pas digne d’une institutrice, qu’il ne fallait jamais laisser ses instincts prendre le dessus. Il n’empêche que j’eus du mal à effacer l’affront ! de plus, à l’époque quand il nous arrivait d’être puni d’une façon ou d’une autre, nous ne recevions aucun soutien de nos familles. Bien au contraire, souvent la punition était doublée car on nous reprochait de « rapporter » et surtout, l’argument choc était : si ta maîtresse t’a puni c’est que tu le méritais. Donc inutile de dire que cette fessée resta mon secret !

Dès qu’un élève montrait un potentiel intéressant pour la poursuite d’études supérieures, elle s’occupait à fond de son cas. Il faut savoir qu’il n’y avait pas de ramassage scolaire et que l’entrée au lycée ne pouvait se faire qu’à la ville. Beaucoup de familles hésitaient et souvent refusaient de laisser partir leur enfant à bicyclette, sur les routes de campagnes désertes par tous les temps. Nous attendions donc d’avoir quatorze ans, âge du certificat d’études primaires pour entrer en cinquième. Nous perdions ainsi trois ans sinon quatre depuis notre passage fictif en sixième. C’est pendant cette période que nous pouvions aider madame H. pour les petits.
Elle essayait bien d’obtenir des bourses afin que nous puissions aller en internat à la grande ville, mais peu d’entre nous étaient élus. Seuls, les enfants des familles aisées allaient en pension dès l’âge de dix onze ans.
Mais elle savait nous expliquer tout cela et ainsi ne créait pas de clivages entre nous. Nous restions amis avec ces « privilégiés » et en fait nous ne les envions pas trop lorsqu’ils nous racontaient leur vie en pension, nous qui étions si libres dans notre campagne !

Madame H. était athée mais s’était arrangée avec le curé pour les cours de catéchisme afin qu’ils aient lieu le matin avant l’école et non le jeudi comme cela se pratiquait dans les autres villages. Elle estimait que nos parents avaient besoin de notre aide, pour le jardin, les bêtes, et un peu de ménage, mais aussi pour que nous ayons une journée entière pour nous défouler et oublier les cours de n’importe quelle nature. Le curé était un homme très humain et qui comme elle, essayait d’améliorer le quotidien de toutes ces familles agricoles travaillant comme des forçats dans les champs du matin très tôt au soir très tard.

Un jour, bien sûr, elle attendit un bébé. Elle quitta sa maison de fonction et partit habiter en ville avec son mari pour élever son enfant tranquillement en prenant quelques années pour cela, j’avais environ douze ans.
Quand madame H. nous annonça la nouvelle, en nous précisant qu’à la rentrée ce serait madame R. qui la remplacerait, nous avons presque tous fondu en larmes.
Elle-même, très émue, retenait les siennes et nous fit les recommandations d’usage : vous serez sages, vous respecterez madame R. comme vous m’avez respectée et vous l’aiderez comme vous m’avez aidée n’est ce pas ?
Une seule réponse fusa :

– Oui Madame !

C’était le dernier jour avant les grandes vacances. Au lieu de rire et de courir dans tous les sens comme nous faisions chaque année, nous l’avons accompagnée jusqu’à sa maison en silence. Le midi, nous avions eu le temps de lui préparer quelques petits cadeaux : fleurs séchées, petits poèmes, et boîtes décorées. La plus douée d’entre nous lui récita un poème « le Lac » de Lamartine : Oh ! temps suspens ton vol …
Et là vraiment elle ne retint plus ses larmes qui coulèrent sur son visage … les nôtres aussi …

Adieu monsieur le professeur … dit une chanson plus actuelle et bien nous avons dit Adieu Madame H.

– Venez me voir quand vous aurez l’occasion d’aller au lycée, je compte sur vous !

Dès que j’eus quatorze ans, je partais tous les matins dans sa ville à bicyclette et bien sûr je suis allée lui rendre visite. Je l’ai vue dans son univers : sa maison, sa petite fille … il m’a semblé qu’elle avait perdu l’auréole de Madame H. institutrice, mais ce ne fut qu’une impression.

Au revoir Madame H, je vous ai perdue de vue. J’espère que vous êtes toujours là, mais sachez que je ne vous ai jamais oubliée et que vous m’avez aidée à être ce que je suis, merci pour cela.


Marie Chevalier

Juin 2007
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Gosayn
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MessageSujet: Re: Les écrits de Marie Chevalier   3/9/2007, 17:37

Félicitation pour la troisième place.

J'aurais apprécié de participer à ce concours.
Pour me venger.
Very Happy
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MessageSujet: Re: Les écrits de Marie Chevalier   3/9/2007, 20:18

Gosayn a écrit:
Félicitation pour la troisième place.

J'aurais apprécié de participer à ce concours.
Pour me venger.
Very Happy

Very Happy quelques vieux relents de fiel à vider? voilà
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Gosayn
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MessageSujet: Re: Les écrits de Marie Chevalier   4/9/2007, 18:40

Non... A la vérité, j'en évacue un peu tous les jours. Les concentrations brûlent le système digestif.
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MessageSujet: Re: Les écrits de Marie Chevalier   14/9/2007, 11:14

J'ai lu toute ton récit Marie ! Il est plein de sensibilité et est un bel hommage à l'un ou l'autre professeur qui nous a marqués. En fait ce texte semble plus s'apparenter à un récit à l'allure d'un témoignage qu'à une nouvelle (?).

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MessageSujet: Re: Les écrits de Marie Chevalier   15/9/2007, 14:11

Une nouvelle est aussi un récit du moins c'est ainsi que je le conçois. Là, on nous demandait d'écrire quelques pages sur ce que nous avaient laissé comme souvenirs notre instit de primaires ... C'est en effet un vrai récit, car je ne pouvais pas romancer ce si beau souvenir. S'il avait été mauvais ou inexistant j'aurais romancé et là j'aurais "inventé" une ou instit Smile
En tout cas merci de m'avoir lue. :rose:
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MessageSujet: Re: Les écrits de Marie Chevalier   15/9/2007, 19:18

Ce fut un plaisir pour moi Marie ! Très sincèrement !

Maintenant j'avais raison sur le terme « nouvelle », puisque tu nous dis que ce récit est véridique. Une nouvelle offre essentiellement un récit imaginaire même si elle peut comporter des éléments autobiographiques ! coucou

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