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 Un petit texte...

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Jean-Pierre Poccioni
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MessageSujet: Un petit texte...   28/5/2011, 10:48

Pour saluer Abdel et lui permettre d'exercer son inventivité critique voici un petit texte qui dormait sagement au fond de mon ordinateur:


Hiver



Coralie s’exaspère et bouge vaguement sur son siège. Un peu plus tôt, elle s’amusait. Elle me montrait ses cuisses, comme par inadvertance, et j’étais censé défaillir tandis que les deux autres se bourraient les côtes. Parfois, surtout l’hiver, dans la torpeur confinée du bureau, ils inventent des jeux. Ils poussent cette dinde à s’exhiber ou bien ils disparaissent un moment, Bruno ou Gérard avec elle, puis me racontent leurs exploits. Ils veulent que je me torture pour démêler le vrai du faux et s’imaginent que ces images pitoyables me tourmentent.
L’an dernier nous avons eu un jeune homme en stage. Il était maladroit et hésitant. Bruno et Gérard avaient décidé qu’il était « pédé » et furent ignobles.
Coralie manipule sans cesse de menus objets. Maintenant plus rien ne l’amuse, comme si elle avait épuisé les seuls moyens de rendre la lenteur supportable. Le signal de la fin de journée est trop proche, elle ne peut plus rien faire que guetter. Parfois je l’imagine écolière maussade et attendant dans une fièvre molle l’heure de la fin des cours pour se jeter dehors. Vit-elle seulement pour ces brefs passages d’une attente à une autre ?
Sonnerie. Roland se lève et prend sa veste. En passant il me parle, comme prévu.
Aujourd’hui elle n’avait pas de culotte. T’as vu ?
Il rejoint Bruno qui l’attend déjà et je devine ses grotesques mimiques. Ils poussent la porte de service et vont vers leurs maisons, leurs femmes et leurs enfants.
C’est mon tour. Coralie est chargée de fermer.
Bonsoir, Coralie.
Je la pressens vaguement mal à l’aise et plus du tout certaine que ces jeux soient si drôles. Elle ne peut pas comprendre à quel point ces rites me rassurent. Le bureau est un havre où les hommes me sont devenus familiers et leurs fantaisies prévisibles. Les autres dans la rue sont de vrais inconnus qui me semblent toujours avancer sous des masques.
A la sortie du village la route est un trait droit, une bande d’asphalte posée sur les labours. Un espace de vent, d’horizon gris, de solitude. Rien. Parfois l’absence totale de véhicule donne à la route des allures abstraites, une flèche tendue vers la forêt. Elle n’existe plus que par son extrémité qu’on joint toujours avec lenteur, même quand on accélère, surtout dans ces cas-là. Prendre de la vitesse est toujours dérisoire, la lisière des bois résiste à cet effort et reste inaccessible. On sait qu’il n’est question que de quelques minutes, sans doute moins, mais la lenteur reste désespérante.
Aujourd’hui un camion limite la vision lointaine, escamote l’endroit où la route disparaît dans les bois. A le voir s’enfler et gagner des détails, il doit être très lent. Il va falloir choisir entre laisser la petite auto stagner derrière cette masse puante, ou bien profiter de l’élan et passer à son large, dépasser, oublier les senteurs de fuel. Je redoute toujours l’aventure de ce détournement de trajectoire, particulièrement le couloir bruyant entre talus et métal grondant, à l’instant précis du dépassement.
Je me souviens d’un jour de hardiesse où j’avais voulu mépriser l’obstacle d’un lourd tracteur agricole. Le temps se métamorphosa dans un curieux rapport inversé entre vitesse et lenteur qui me laissait le cruel loisir d’observer ma trajectoire comme un homme qui tombant d’un immeuble très haut aurait le temps et la sagesse inouïe de raisonner sur son destin probable. Je filais, en roulant à gauche, vers le bois qui cachait un virage donc un obstacle potentiel, pourquoi pas un poids lourd comme une muraille mobile et brusquement posée en travers du chemin. J’imaginais la rencontre comme un fracas immense qui déploierait dans l’air des bribes de mon corps mêlées aux éclats du métal et aux fragments de verre. Il ne me fallut pas plus de cinq ou six cents mètres pour dépasser, il me restait au moins deux kilomètres sans la moindre voiture avant la fin de la zone de visibilité !
Je suis probablement inapte à déchiffrer certains aspects du monde qui pour les autres sont de banales évidences. Il m’arrive de penser que par une configuration particulière de mon être profond, je ne suis pas arrivé à l’ère du déplacement automobile. Mes amis, mes parents vont et viennent avec la certitude permanente qu’ils arriveront à bon port. La métaphore maritime me convient parfaitement, moi qui embarque à chaque fois pour des terres inconnues et toujours périlleuses. Dans les journaux on annonce le chiffre des morts assorti de celui des blessés. Autour de moi des gens frémissent incapables de voir comme ces chiffres sont faibles. Seulement ! ai-je dit un jour au bar du Stade, m’attirant des regards effarés.
Je suis ainsi depuis toujours, mais nous vivons au temps de la violence. Partout les couteaux sont tirés des étuis, partout les armes sont braquées et les morts de la route, braves morts familiers, sont dépassés par d’autres hécatombes. Ils comptent désormais au rang des morts naturelles.
Enfin le bois, la forêt familière celle que je traverse depuis des années. Les taillis de part et d’autre transfigurent la route et lui donnent des couleurs de chemin. Je sais que le nid est encore loin, que d’autres dangers guettent, mais j’ai au moins laissé derrière moi le désespoir glacé de la route trop droite.
Pourtant la fausse transparence des forêts en hiver m’inquiète. On croit que le regard pénètre, on croit voir parmi les taillis épars la clarté rassurante des espaces vides, ceux qui à la belle saison sont plongés dans l’ombre verte des feuillages, mais je sais que c’est une illusion. J’ai vu si souvent se fondre en un instant des lièvres ou des chevreuils que je sais à quel point le sous-bois est trompeur.

Soudain ils sont là, le premier est assis sur un talus, un autre un peu plus loin, de l’autre côté de la route, debout, l’air vigilant. Un virage et d’autres plus nombreux, sept ou huit autour des véhicules tous terrain, et le même uniforme qui n’en est pas un, le kaki sans les insignes officiels qui rassurent malgré tout. Un système, on se dit qu’il contient sa logique, ses lois et ses contraintes, que l’élan sauvage est contenu ou du moins régulé. Mais là rien de pareil, une troupe indistincte, sans grades visibles, sans autorité. Dans ma grande faiblesse j’ai toujours pensé qu’un chef participe toujours un peu de la raison, un minimum, juste ce qu’il faut pour entretenir un espoir de parole.
Je veux parler à votre chef !
Instinctivement je ralentis. Un type me regarde. Son visage reste peu lisible mais on y devine une sourde méfiance, une attention vaguement hostile. L’arme luit doucement. C’est un long fusil noir et feu. Le noir de l’acier et le feu du verni de la crosse. Et puis il y a la lunette de visée, snippers de Sarajevo accrochant dans l’optique des hommes et des femmes courant pliés de frousse au travers d’avenues désertes, silhouettes qui vont dans la candeur de l’ignorance, filles au bord des piscines, homme dans un fauteuil fumant un long havane, inconnu dans la foule et la croix sur le front. Cinéma, reportages mêlés, et devant moi la vie réelle.
Le type s’agace et me fait signe de passer plus vite. Encore cette impression nauséeuse d’un signe venu d’une ombre dangereuse, une sorte d’initiative. Qui décide ?
Je reprends un peu de vitesse, trop sans doute, cents mètres plus loin un grand type se campe au milieu de la route et me demande de stopper. Un geste de la main levée, paume vers moi, un geste plein de morgue. Et toujours l’acier dur de l’arme.
Il s’approche de ma portière comme le font les gendarmes. Une peur indistincte et animale remplace l’habituel sentiment de culpabilité, que va-t-il faire ? et non plus qu’ai-je fait ?
Le type est lent et je songe aux cow-boys, quelque part dans sa tête une caméra tourne et lui renvoie cette image de calme supériorité, le sang froid du héros et la beauté du geste. De plus près, j’aperçois au revers de son treillis le reflet laitonné de deux insignes mais il m’est impossible d’y raccrocher un sens. Je suis saisi de l’idée de refuser de baisser la vitre, j’imagine un démarrage éclair, un violent crissement des roues brusquées par le moteur forcé. Est-ce ma lâcheté ou le dérisoire de ma modeste voiture ? Je la laisse à son doux ralenti et j’attends.
Le cow-boy n’atteindra pas ma vitre.
Un autre homme est venu qui l’éloigne d’un mot que je n’entends pas. Rien, comme à l’habitude ne signale le grade supérieur. J’observe simplement un surcroît d’élégance, la chevelure grise, décoiffée par le vent, reste harmonieuse, les vêtements, kaki comme les autres, ont un supplément de souplesse qui dénote un tissu plus coûteux. Et puis quand il est proche tout devient évident, le teint moins rouge, l’expression onctueuse et le détail d’un gilet vert anglais que le col relâché laisse apparaître.
Bien entendu, je descends la vitre.
Excusez-nous. Il ne s’excuse pas, il excuse son groupe, il englobe et généralise en bon ambassadeur. Pourquoi me semble-t-il entendre aussi, « excusez-le » avec tout le mépris possible du grand pour sa piétaille ?
Il ne dira rien d’autre, ou presque.
Soyez prudent.
Il m’avertit au dernier moment de la présence de chiens lâchés un peu plus loin.

Meurtri, insignifiant, j’embraye et me sors du piège. Je retrouve la route, enfin libre, comme on sort d’un épais brouillard et que l’on s’émerveille d’une vision somme toute habituelle. Je vois les chiens. En fait ils sont tenus par bouquets, trois ou quatre par homme cramponnant les laisses réunies. Pas un regard pour moi, je poursuis et le premier virage me ramène à la forêt déserte. Simple espace où les arbres s’imposent au ciel et aux nuages, où des bêtes s’en vont mener leur vie de bêtes.
J’attends que se dissipe le goût amer de la défaite, l’image de cet instant où je fus dérisoire et soumis.
Je vois de loin le grand chêne fendu d’une vieille blessure, une longue fissure au long du tronc, probable souvenir d’un gel ancien qui dut être terrible. Je songe à ces hivers mythiques, la glace épaisse au cœur des étangs, les oiseaux foudroyés et la nature entière immobile et cassante. Après cet arbre, s’étendent quelques prés qui annoncent la plus vaste clairière.
Au beau milieu de l’herbe, en plein vent, en plein ciel, trois chevreuils paissent dans la beauté du soir. Ignorants tout de leur grâce parfaite qui me serre la gorge, mais ignorants plus encore la battue invisible qui doucement les cerne, ils portent la beauté innocente des bêtes.
Je songe aux armes, aux lourds fusils des hommes, à leurs projectiles qui siffleront ce soir dans le froid et la brume et viendront se ficher au profond de la chair. Et l’œil au pur dessin, maquillage indolent, verra le roux des arbres une dernière fois et s’éteindra.
Je passe et leur envie les minutes restantes, pures et détachées. J’aimerais tant comme eux ne rien savoir des hommes.

Jean-Pierre Poccioni
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Gosayn
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MessageSujet: Re: Un petit texte...   28/5/2011, 13:11

Un autre de vos courts textes était également intéressant: celui où vous évoquiez "le cancre", un texte écrit pour répondre à une demande l'Education Nationale, me semble-t-il. Je ne l'ai pas retrouvé sur le forum.
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Jean-Pierre Poccioni
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MessageSujet: Un petit texte    28/5/2011, 14:05

Naturellement Gosayn, comment imaginer qu'un seul de mes textes soit dépourvu d'intérêt?

Quant à ce qu'est devenu le cancre dont vous parlez (cela se nommait je crois L'école est obligatoire et l'Education nationale, n'était pas dans le coup) mystère des tréfonds des forums, j'ignore moi-aussi où il s'est évanoui.

Plus sérieusement, je ne suis pas un auteur de nouvelles. J'ai commis quelques petits textes autour des années 2002/2003 mais le roman est véritablement ma dimension. Cela dit, il est pratique de sortir un texte court d'un coin d'ordinateur et de le poser dans ce forum, comme d'autres des poèmes ou des pensées...
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François
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MessageSujet: Re: Un petit texte...   28/5/2011, 15:24

Bien que peu friand de nouvelles, j'ai lu ce texte avec beaucoup de plaisir et d'intérêt.

Pour l'écriture d'abord, toujours impeccablement sobre, ou devrais-je dire sobrement impeccable.

Mais aussi pour tout ce qui est évoqué dans cette tranche de vie de l'homme qui rentre chez lui après une journée de travail, pour les réflexions du narrateur qui me parlent et me touchent, pour le recul qu'il m'invite à prendre sur ce que je suis, fais et pense.

Bref, c'est du tout bon Poccioni !


P.S.: Après tous les débats que nous avons eus sur ce forum, l'auteur doit savoir que je ne me serais pas gêné pour dire le contraire si je l'avais pensé, donc qu'il sache que ce bref commentaire est sincère et ne vise pas à flatter.
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Jean-Pierre Poccioni
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MessageSujet: Un petit texte    28/5/2011, 15:36

Merci, John, pour cette lecture emphatique dont je ne doute pas qu'elle soit sincère comme je ne doute pas que je n'aurais pas été épargné en cas de production indigente ! Il faudrait bien voir que je me confronte et heurte avec moins fort que moi !
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abdel
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MessageSujet: Re: Un petit texte...   29/5/2011, 01:57

Merci Jean Pierre,

Je ne suis pas sûr de satisfaire aux exigences d'un spécialiste en la matière. Cependant je n'ai pas froid aux yeux pour commenter un texte avec le peu de talent dont je dispose. Je suis également rassuré par la force de mes talons pour prendre la poudre d'escampette au cas où la huée générale est trop bruyante et menaçante.

Alors mon courage me prends à deux mains et me pousse vigoureusement vers l'arène d'où je perçois déjà nettement des rires et des cris : "à mort le commentateur du dimanche !".

Ca tombe mal, tiens, car demain c'est dimanche...

Ma première lecture, je l'ai stoppée au deux tiers du trajet, quelque part dans l'un des virages à vous donner le tournis, décrits dans le texte. C'est d'une lenteur ! J'avais eu l'impression que l'auteur me menait en bateau, comme il le cite d'ailleurs dans le texte, avec son histoire de bateau moins risqué que de prendre l'auto..

Je me suis dit : je bloque ou je débloque ? me sachant pertinemment lent à comprendre. Ce qui n'est pas du tout une qualité pour être un bon critique qui ne débloque jamais...

Mais je me suis rétorqué que finalement m'embarquer dans une histoire un peu sexy avec Coralie et compagnie, décrire plusieurs personnages comme Bruno, Gérard, Roland et même un "pédé" de passage, puis fermer le bureau et l'histoire débutante avec, et puis m'embarquer illico presto dans une histoire qui ne tient pas la route, sur une route déserte et sinueuse, voilà de quoi mettre en boule un lecteur même maboul...

Et en plus c'est d'une lenteur !

Tenez, l'auteur joint le geste à la parole , pardon à l'écrit, en vous concoctant des phrases aussi longues que la route que prend le personnage, prend tout son temps à digresser, décrire à outrance la route, à se remémorer des choses passées et même à vous signifier cette lenteur texto dans le texte :

La preuve :

comme si elle avait épuisé les seuls moyens de rendre la lenteur supportable

Elle n’existe plus que par son extrémité qu’on joint toujours avec lenteur

mais la lenteur reste désespérante.

A le voir s’enfler et gagner des détails, il doit être très lent

Le temps se métamorphosa dans un curieux rapport inversé entre vitesse et lenteur

Le type est lent

Je passe sur ralentir cité deux fois ...

Je m'attends à ce qu'il revienne à Corélie et compagnie. Je peux toujours attendre...

Alors j'ai éteint mon PC et je suis allé faire un tour. Je ne vous raconte pas ce que j'ai fait de peur de briser le fil de ce magnifique commentaire (huée et sifflements me proviennent du forum, je coupe le son...)

De retour donc, je reprends depuis le début tout en songeant au titre "Hiver" et je me suis d'emblée dit : mais où sont donc passés la pluie, le tonnerre, l'éclair, les glissades en route...?

Je fais alors un autre recensement ,cette fois des termes hivernaux, et je constate que l'auteur en parle quand même sans pour autant faire déchaîner les éléments sur la route, les virages. C'est qu'il est prudent l'auteur, comme quand il conduit, il ne va pas quand même faire sortir tout ce beau monde en kaki sous un torrent de pluie, avec des parapluies en sus !

On dira : sus à l'auteur ! Il nous fait rater une histoire en plein début, en balançant de la flotte pour que tous les personnages rentrent chez eux !

Et puis c'est sans doute un dimanche sans pluie. On souhaite toujours qu'il ne pleuve pas le dimanche en hiver, surtout pour écrire une histoire en hiver, ou aller voter, ou aller à la pêche...(excusez ces intrusions , je fais juste mimer l'auteur pour me venger de la lenteur qu'il m'a fait subir, en tant que lecteur archi pressé...)

Et pour la lire aussi un dimanche, comme moi, pour être occis dans l'arène, en tant que commentateur du dimanche.

Je relis donc jusqu'au bout, je me vois intrigué par ces hommes en kaki , sans qu'il donne un nom, des fantômes surgis de nul part. Des gendarmes ? non des militaires car ils ont des fusils. Ah ! des manoeuvres donc !

Que nenni ! juste une manoeuvre de l'auteur !

Et la suite vous la connaissez, collègues lecteurs !

Ouf ! quel soulagement ! je tiens enfin le bout de l'histoire ! Je souris du sourire du lecteur répu, content d'avoir consommé sa part de délivrance, sa part de lecture jouissive, après avoir fait du bon chemin, lentement sur la lente voiture du personnage et en sa compagnie, dans une campagne déserte et sans campagne d'ailleurs..

Et si je parlais un peu plus sérieusement maintenant ?

je ne serais pas lynché pour mes divagations ? Promis ?

Merci !

Je crois dur comme fer que sans le début qui commence une histoire différente, ce texte pourrait être une bonne nouvelle à un seul personnage. Ca c'est donc une bonne nouvelle (ce n'est pas une répétition ou alors c'est une appréciation bis, c'est comme vous voulez).

Je crois dur comme acier que l'ensemble (les deux histoires) peuvent s'insérer convenablement dans un texte plus large comme un roman. Et comme l'auteur est un romancier, alors je ne vous le fais pas dire, ça coule de source. Il le sait déjà d'ailleurs. Savoir quoi ? Qu'il est romancier ! Pas de quoi me remercier à vous aider à situer l'auteur. (sauf si tu es l'auteur, te tutoirais-je impunément).

Le style est sobre comme a dit John et j'épouse totalement son avis (à l'insu de mon épouse).

Il est vrai que cette lenteur, voulue, gérée, réitérée, nous incite à ralentir notre rythme de vie, à sortir de notre béton, à voir la nature, le grand espace, à prendre le temps de réfléchir, lentement et calmement sur le fond de nous même, à nous remémorer nos souvenirs, bref à nous accorder un temps de répit dans cette course effrénée de la vie et à considérer avec philosophie ces beaux instants de vie qui nous restent à vivre, comme ces cerfs qui vivent l'instant avec sérénité et détachement.

Ne rien savoir des hommes et mourir en paix.

Maintenant, après avoir fait mienne la conclusion de l'auteur, je n'ai plus peur d'être occis dans l'arène en tant que commentateur du dimanche. Je savoure mes instants de commentaire que m'a permis ce très beau texte et tourne le dos aux critiques .

Ces instants de paix, ce ralentissement de l'auteur auquel j'ai obéi en lisant ce texte me suffisent pour vivre un instant de bonheur, instant assez long car il est au ralenti, au rythme que devrait prendre nos âmes meurtries par tant d'accélérations.
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Jean-Pierre Poccioni
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MessageSujet: Un petit texte    29/5/2011, 19:11

John,

Je viens de constater que j'ai écrit emphatique au lieu de empathique ! J'espère que tu auras rectifié d'instinct ton texte n'ayant véritablement rien d'emphatique !



Abdel,

Vous venez de réaliser des économies virtuelles en découvrant qu'il vous est inutile d'acheter le moindre de mes romans. Ne me remerciez pas c'est involontaire.
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abdel
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MessageSujet: Re: Un petit texte...   29/5/2011, 21:12

Jean Pierre,

C'est très clair, surtout de façon involontaire.
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Jean-Pierre Poccioni
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MessageSujet: Un petit texte    30/5/2011, 14:31

Vous répondez :


"C'est très clair, surtout de façon involontaire." Qu'est-ce à dire ?
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abdel
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MessageSujet: Re: Un petit texte...   30/5/2011, 15:04

C'est la réponse du berger à la bergère.

Vous me répondez par un chat noir dans une chambre noire.

Je vous réponds par une chambre noire où se trouve un chat noir.


Augmentez la lumière pour éclairer ma lanterne.

Elle vous renverra son éclat.
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François
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MessageSujet: Re: Un petit texte...   30/5/2011, 17:00

Jean-Pierre Poccioni a écrit:
John, Je viens de constater que j'ai écrit emphatique au lieu de empathique ! J'espère que tu auras rectifié d'instinct ton texte n'ayant véritablement rien d'emphatique !

Nous pouvons tous les deux remercier mon instinct qui m'avait bien fait lire "empathique".
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callinira
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MessageSujet: Re: Un petit texte...   31/5/2011, 22:22

Il y aurait beaucoup à dire à propos de cette excellente nouvelle, mais je dispose de fort peu de temps.

Cette route, si bien vue qu'elle me paraît familière, c'est un lien. Un lien qui mène d'un terrain de chasse à l'autre. Et cette courte première partie, une sorte d'anacrouse, prend tout son sens à mesure que se déroule le récit, et la route.

J'ai beaucoup apprécié l'écriture.

Désolée de devoir être si brève. J'y reviendrai peut-être.
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Jean-Pierre Poccioni
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MessageSujet: Un petit texte    31/5/2011, 22:30

Il arrive que peu de mots soient plus forts que de longues gloses...

Merci Callinira pour ce regard...
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abdel
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MessageSujet: Re: Un petit texte...   21/6/2012, 17:40

Je viens de relire ma "critique", et je vous prie par la même occasion de la relire de manière neutre comme si elle concerne un autre auteur que vous.

Avec le recul, ce que je peux reprocher à ma critique c'est d'avoir usé de l'ironie, exactement comme ce que j'ai fait avec mon propre poème "le deterre-gens" sur passion des mots.

Evidemment, l'humour sur soi ou l'ironie sur soi n'a pas le même impact si elle concerne le texte d'un autre. C'est cela son principal défaut et c'est cela ma faute. J'ai donné l'impression de vouloir épater la galerie au dépens du texte d'un autre et par ce fait j'ai écrasé sans le vouloir la valeur de cette critique !

Je suis peut-être narcissique, mais je trouve que cette critique, sans ce côté humour qui l'a tuée, est d'une valeur objective pour la bonne raison qu'elle contient sa propre thèse et sa propre antithèse, ce qui épouse parfaitement deux niveaux de lectures sans lesquels il serait impossible de faire ressortir la valeur du texte. Ma première lecture , celle de tout lecteur moyen qui achète un livre, aguiché par le titre, qui est pressé d'en découdre avec l'histoire palpitante et de passer un bon moment avec la trame ou le noeud. Ce lecteur moyen est vite rebuté car une histoire commence, il se lèche les babines, mais l'histoire est abandonnée par l'auteur qui lâche l'accélérateur de l'écriture et passe en seconde vitesse : une écriture lente.

Bon ! là, à force d'user d'humour, on passe pour un insulteur du dimanche qui n'a rien compris du tout !

Hé ben justement ! Cela n'a rien d'un lecteur du dimanche et ce n'est qu'un effet de manche pour railler le mauvais lecteur moyen qui n'a rien compris (tout comme l'auteur d'ailleurs qui n'est pas patient de décortiquer la critique, obnibulé par son égo).

C'est le critique du dimache qui appuie sur l'accélérateur et passe en quatrième vitesse de lecture pour approfondir le fond caché du texte !

Et là qu'est ce qu'il découvre ? une parfaite concordance entre la parabole de vie cachée dans l'ensemble du texte et la lenteur voulue dans l'écriture ! Le critique du dimanche fait même un recensement des termes exprimant la lenteur dans le texte, comme quoi, l'auteur fait exprès de faire découvrir au lecteur intelligent qu'il se sert des mots de la même famille de lenteur et en en jallonnant le texte comme autant de freins à la penseé et aux émotions exprimées dans le texte et surtout dans la vie tout court !!!

Car autrement, peut-on exprimer une manière de savourer chaque instant de vie, avant de mourir comme cet élan (qui lui savoure sa dernière minute) avec une grande vitesse d'écriture et des phrases courtes ? Non , car le lecteur en comprenant vite et donc en lisant vite aura l'impression qu'on lui brosse quelque chose qui va vite !

Mais c'est tout le contraire monsieur ! l'auteur vous invite lentement à jouir lentement de la vie et pour vous aider à comprendre, il jalonne son texte de mots exprimant la lenteur, il utilise une voiture (paradoxe) qui roule elle-même lentement même dans une route totalemnt dégagée ! C'est la route de la vie ! Sans quoi, il vous aurait raconté l'histoire sur un âne et sur une piste montagneuse ! ce qui ne cadre pas avec l'accélération de la vie quotidienne et ses moyens mécaniques et artificiels d'accélération de la vie : la voiture et la route !

Comme quoi, il ne faut pas lire un texte rapidement pour le critiquer, surtout si son thèmre est justement la lenteur pour savourer sa vie.

D'où la seconde lecture (l'anthitèse) qui explique parfaitement les moyens littéraires mis en oeuvre par l'auteur pour vous faire parvenir un message particulier : la bêtise des hommes qui gâchent la vie des autres (tout en gâchant celle des animaux dont la présence ici est significative : vivre une vie d'animal sans faire de mal aux autres est parfois plus "civilisé" qu'une vie d'homme si pressé de vivre que finalement il ne vit pas réellement !

D'où la conclusion du texte :

"J’aimerais tant comme eux ne rien savoir des hommes."

Qu'un lecteur, pressé et surtout ne comprenant rien au style voulu de l'auteur, ne pourra pas en comprendre le sens profond.

Bon, ceci dit que pourrais-je conclure ? Je crois que pour rendre le texte, si profond, accessible au plus grand nombre du commun des lecteurs moyens, il faudrait peut-être le rendre plus...rapide sans exagerer la rapidité au risque de tuer sa valeur littéraire de lenteur qui soutient l'idée de fond (vivre avec lenteur).

Et sur ma critique ? S'il m'était donné de la refaire, j'aurais carrément ôté tout humour et toute ironie du premier pallier de lecture, cela m'aurait sans doute donné plus de crédibilité . J'ai compris qu'on ne peut pas marier le sérieux avec le rire et je suis le seul perdant en voulant marier deux "talents" à la fois : l'humour et la sagesse de la critique. Et ce n'était ni le moment ni le lieu (ni le texte, ni le lieu public de postage) . Ce qui donne un autre perdant : l'auteur lui-même.

Et là, franchement, ma conscience m'indique de vous présenter mes sincères excuses pour cet essai franc et sincère mais totalement gâché par mon défaut principal et mal placé : l'humour et l'ironie.
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abdel
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MessageSujet: Re: Un petit texte...   21/6/2012, 17:49

Bonjour Jean Pierre,

Comme une personne m'a indiqué que je peux réécrire ici, j'en ai profité pour poster cette "clarification" si dessus.

J'aurais aimé vous en expliquer en privé les raisons, mais j'ai constaté que je suis privé de toute possibilité de communiquer par MP.

Désolé .
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Jean-Pierre Poccioni
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MessageSujet: Un petit texte    21/6/2012, 19:06

Abdel,

Je ne crois pas que Passion des Mots soit un lieu où l'on pratique l'exclusion gratuite et définitive. Et donc je pense que si vous faites montre de cette humilité rare, très rare, qui consiste à savoir revenir sur une "erreur", vous ne devriez pas tarder à retrouver vos droits de membre pleins et entiers. Notons que ce n'est en rien de mon ressort !

Ensuite nous pourrons discuter et je pourrais vous expliquer qu'il n'est pas certain que votre texte initial ait pêché par l'ironie ou l'humour, et que cette ironie et cet humour sont en réalité bienvenus ici.

Soyons clairs, c'est l'intention qui compte, les écarts et maladresses ne peuvent offusquer durablement que des sots.


PS: Consulter une critique d'un de mes textes comme s'il était d'un autre...Bigrement difficile ! Mais avec mes nouvelles, qui sont pour moi un peu mineures pourquoi pas... si c'est utile ?
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Majalis
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MessageSujet: Re: Un petit texte...   3/10/2013, 10:33

Ne sachant ou mettre le sujet je me permets de le poster ici.
je viens de terminer le roman "Un garçon en ville", de Jean-Pierre Poccioni, en deux soirées, roman court mais dense de significations et allant du rêve à la réalité.
Il m'a semblé lire des passages très riches comme
" Puis j'ai compris mon élan, ce désir d'être dans un courant collectif, de me laisser aller vers l'embouchure commune, comme un bois flottant sans volonté et sans soucis."
le narrateur se désolidarise de la société dans laquelle il vit, va à reculons vers les autres, puis d'un coup entre dans le jeu.
j'ai souvent constaté qu'une histoire n'aboutit pas selon les désirs attendus et
termine en queue de poisson.Mélange de rêve et réalité?
Une société dans laquelle il ne trouve manifestement pas sa place, le sexe y étant le moteur, le mystère chez la femme absent.
Marion ferait-elle exception par moment?
Une image qui me renvoi dans le milieu ouvrier dans lequel j'ai travaillé, seule en ville venant de ma province. J'ai ressenti par moments un malaise.

La paranoia aurait-elle pu tourner en catastrophe, il préfère continuer sa route, sans se retourner et découvrir d'autres mondes, la montagne et la vallée.
Il faut comme dit le sage: Regarder de haut la vallée et s'isoler par moments pour sonder la société dans laquelle nous vivons.

Un bémol, roman qui se lit trop vite,  il mériterais une écriture plus élaborée, plus affinée, .. je suis restée un peu sur ma faim.
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Jean-Pierre Poccioni
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MessageSujet: Un petit texte    8/10/2013, 09:59

Toute lectrice et tout lecteur est bienvenu. Toute impression de lecture est utile à l'auteur qui sait la lire.

Merci donc à Majalis.
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Jean-Pierre Poccioni
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MessageSujet: Un petit texte    10/10/2013, 19:34

Trouvant à la fois désobligeant et triste que la critique de Majalis tombe ainsi dans le vide je propose en contrepoint cette autre de Pol Vandromme, non avec l'idée que le prestige de ce grand critique aujourd'hui disparu fasse autorité mais pour illustrer les divergences frappantes de perception qui font par exemple qu'un même style puisse sembler d'une part peu élaboré et affiné et de l'autre d'une précision quasi clinique...



"Avec La Maison du Faune, où il expérimentait plusieurs techniques romanesques, Jean-Pierre Poccioni avait donné quelques-unes de ces promesses garantes d’un avenir d’écrivain. Il les tient, en éprouvant avec une maîtrise accrue d’autres techniques plus hardies encore, dans une fiction au nihilisme rampant et désemparé, Un garçon en ville.
Un livre court, une petite centaine de pages à peine, mais résolument d’avant garde qui entre paranoïa et onirisme réduit le récit à une obsession de nostalgie rageuse. C’est Quelque chose comme la déambulation de détresse d’un jeune homme fraternel, qui s’efforce en vain de s’intégrer dans une ville hostile et déshumanisée, une sorte de fable sur la modernité grégaire qui interdit au  « je » personnel de s’épanouir au sein d’un « nous » collectif.
Le tout restitué par une langue à la force orageuse, sèche, tranchante, d’une précision quasi clinique et illustrée par cette maxime de manifeste : « Les romans sont le plus souvent les tombeaux de nos illusions »

Pol Vandrome
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Jean-Pierre Poccioni
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MessageSujet: Un petit texte    15/10/2013, 07:13

Deux avis très différents sur un même texte: théoriquement un sujet de discussion mais visiblement peu d'intérêt pas même de l'auteur d'une des deux critiques qui soudain n'a plus rien à dire !

Il ne faut pas, ici, être trop susceptible !
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Jipi
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MessageSujet: Re: Un petit texte...   15/10/2013, 13:05

C'est le mot élaboré utilisé par Majalis qui m'étonnait... Comme si la complexité (qu'elle associe sans doute, par erreur, à élaboration ?) était une qualité ?

L'écriture du grand roman L'étranger est élaborée, mais peu complexe !
L'écriture de Proust est élaborée et très complexe.

L'écriture de Guillaume Musso, Marc Lévy et Martine à la plage, n'est pas élaborée et pas complexe !

On tourne encore une fois sur la mauvaise utilisation du vocabulaire.

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Dernière édition par Jipi le 15/10/2013, 14:35, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Un petit texte...   15/10/2013, 14:01

Jipi a écrit:
C'est le mot élaboré utilisé par Majalis qui m'étonnait... Comme si la complexité (qu'elle associe sans doute, par erreur, à élaboration ?) était une qualité ?

L'écriture du grand roman L'étranger est élaborée, mais peu complexe !
L'écriture de Proust est élaborée et très complexe.

L'écriture de Guillaume Musso, Marc Lévy et Martine à la plage, n'est pas élaborée et pas complexe !

On tourne encore une fois sur la mauvaise utilisation du vocabulaire.

pffft!
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Jean-Pierre Poccioni
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MessageSujet: Un petit texte    15/10/2013, 14:23

Après recherche, le vocable ne faisant pas partie de mon vocabulaire, j'ai trouvé que " pffft" est une expression onomatopéique destinée à qualifier un discours particulièrement stupide.

Après relecture de ce qu'à écrit Jipi je pense que si l'on peut marquer un désaccord ou une désapprobation partielle, le qualifier de stupide est plus la marque d'une mauvaise humeur qu'un jugement.

A moins que Majalis ignore l'usage exact du vocable " pffft " ce qui reviendrait une fois de plus à une question de vocabulaire.

Cela dit pour répondre à Jipi, je crois que Majalis (à qui il appartiendrait de préciser sa pensée) voulait dire que l'écriture de Un garçon en ville lui était apparue commune, peu travaillée et par suite peu séduisante. C'est la raison pour laquelle j'ai posté ce jugement de Pol Vandromme qui au contraire pense à une écriture d'une précision clinique c'est-à-dire le contraire d'une écriture relâchée et peu élaborée.

Et je persiste à regretter qu'elle ne veuille pas justifier ou éclairer son jugement qui reste ainsi une simple dénégation de qualité.    

PS: Sans oser me mesurer ni à Proust ni à Camus, il reste évident que je suis plus "proche" du second que du premier!
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Jipi
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MessageSujet: Re: Un petit texte...   15/10/2013, 14:30

pffffffffffffft !

Je te taquine mon ami !!!

Zut, je me dégonfle : pffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffft !!!



PS : J'ai corrigé mon intervention qui était peu explicite (voir la confusion que l'on entretient parfois entre complexité/élaboration). Maintenant tout est clair comme Leclercq !!!

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Jean-Pierre Poccioni
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MessageSujet: Un petit texte    15/10/2013, 15:20

Trêve de plaisanterie, si on relit les messages qui traitaient des poèmes de Majalis on trouve des explications, des justifications, des arguments et des exemples.

Aucun "pffft" et encore moins de silence dédaigneux !

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