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 Textes de Yugcib (3)

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yugcib
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MessageSujet: Grantenterrement général   18/11/2007, 08:55

C’était l’âme de sa queue, au défunt… Elle planait au dessus de ces Messieurs Dames qui dans leurs belles pompes cirées, cheminaient compassés, englués, gominés, raides comme des manches de bêche, costardés, pardocklés, imperdés, cravatés ou foulardisées quant à ces dames chic, en un sombre défilé silencieux sous un pâle soleil d’hiver derrière le fourgon mortuaire, un vieux Peugeot des années 50 à l’ échappement pétaradant, promu en futur camping car pour retraités pauvres à l’ambition voyagesque démesurée…

Et le Mort sauf l’ âme de sa queue, balloté vers son destin tant envié de prétendant à la couronne des souvenirs pieux de tous ces vivants qui, du vivant du défunt accablaient ce dernier de pieuses hypocrisies, sottes moqueries et insipides politesses, recroquevillé dans cette bulle de solitude qui ne s’était point brisée dans l’infarctus, n’avait plus rien à payer pour jouir si l’on peut dire de cette halte mobile en cette pension ambulante et provisoire... Son fils, sa belle fille, ses vieux parents, héritaient désormais des désordres, des errements et du marché aux puces de son humble et courte vie, pourvoyant ainsi aux frais occasionnés par cet ultime voyage organisé en hôtel-calèche noire.

Ah ! Qu’ils étaient beaux et chic, ces messieurs dames !

Joliment fringuées, demoiselles et jeunes dames en bas noirs, petites écharpes, trench-coat tendance, jupes fendues, robes sombres et droites, bien cintrées à la taille, décolletés discrets, visages anguleux, regards brûlants comme des lèvres amoureuses…

Tristesse et compassion, épluchures de réminiscences, sanglots furtifs, balayés par le râle d’une âme en transe… L’ âme de la queue du défunt, suspendue au dessus de cette assemblée endimanchée…Emergence impudique d’un bout de slip de ciel bleu pâle, toute vibrante et enfiévrée d’ondes de féminité en noir.

Et le dernier morceau bleu de ce slip de ciel disparut dans l’immense houppelande nuageuse, puis le pâle soleil d’après midi d’hiver, palpitant encore au plus profond de l’âme de la queue du défunt, fit pleuvoir sur les trench-coat, sur les fines écharpes, sur les robes cintrées, ainsi que sur les visages anguleux des filles et des femmes… De pesantes gouttes blanches.

C’était l’âme de sa queue, au défunt ! Une âme qui, du vivant de sa queue, au défunt, n’aurait assurément jamais raté un grantenterrement général…
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yugcib
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MessageSujet: Suite à mes derniers messages...   18/11/2007, 09:04

... Voici, "dans la foulée"... En particulier après "Drôle de camping car", cette histoire là "Grantenterrement Général"...
Notez la forme grammaticalement incorrecte (et volontaire) de grand enterrement général (avec les deux G majuscules, surtout Général)...
Ainsi que la majuscule (intentionnelle) à "le Mort"...
... Faut-il y voir là une forme d'exhibitionnisme dans mon écriture? (l'on serait en droit de le penser)
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Gosayn
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MessageSujet: Re: Textes de Yugcib (3)   18/11/2007, 11:18

D'accord. Mais il y en a trop, à mon avis. Pépé et mémé, par exemple, n'en ont pas besoin.
Pour ce qui est de renforcer le sens, on peut aussi et plutot utiliser l'italique.
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Gosayn
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MessageSujet: Re: Textes de Yugcib (3)   18/11/2007, 15:16

Oui, on a l'impression que vous êtes dispersé, mais cela ne perturbe pas la lecture. On a donc le sentiment de suivre des enchainements de reflexions. Un point de départ, puis sa digression.

J'ai lu le "Grantenterrement", et c'est le texte que je préfère, surtout pour sa forme et les néologismes. J'ai particulièrement aimé l'image du bout de slip du ciel. Très bonne.
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yugcib
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MessageSujet: Plage et visages   11/12/2007, 19:50

Plage et visages

Quitter la plage, se retourner vers l’océan une fois, deux fois, trois fois… Sans pouvoir se décider à hâter le pas, comme l’on se retournerait pour regarder encore une fois, deux fois, trois fois, un joli visage…
C’était avant, lorsqu’une fois l’an, au dernier jour des congés d’été, je quittais la plage de Contis ou de Saint Girons dans les Landes…
Et aujourd’hui, hiver comme été, je me retourne une fois, deux fois, trois fois… Avant de quitter la plage ; alors que je n’en suis séparé de la plage, que par deux heures de vélo…
Et à la vue de ces jolis visages, de ces ravissantes silhouettes féminines qui passent, sur la plage ou ailleurs dans la rue, l’été, l’hiver, sous la pluie ou le soleil… Je me retourne une fois, deux fois, trois fois…
Et quel rêve aussi, par la grâce de Cassiopée* et de la route des étoiles ; ces visages à étreindre de mots et qui ont de l’océan dans leurs yeux.

*Cassiopée : ordinateur de Yugcib
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François
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MessageSujet: Re: Textes de Yugcib (3)   11/12/2007, 21:48

Pas mal ce texte, je le trouve assez évocateur et il fait écho à quelque chose en moi, ce qui n'est pas toujours le cas avec vos textes. Mais vous voyez que je continue quand même à vous lire, cher Yugcib Smile

Seule petite réserve, la ponctuation yugcibienne qui au lieu de faciliter la lecture (= rôle premier de la ponctuation, selon moi) la rend parfois plus ardue. Mais dans ce texte-ci, ce n'est pas encore trop gênant.
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Jipi
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MessageSujet: Re: Textes de Yugcib (3)   4/1/2008, 23:08

Beau texte Yugcib !

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mireille.j
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MessageSujet: Plage et visages   5/1/2008, 14:36

Votre texte me fait rêver et me soulève des beaux souvenirs Yugcib Smile
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yugcib
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MessageSujet: En'mour mal'reux?   22/2/2008, 08:12

« Un en’mour peut-il être mal’reux? » écrivit Filoséra sur Pisistrate…
Et Marijolie, une amie de Diocène sur Pisistrate répondit : « Filoséra, dans ta vie, tu n’as pas un ennemour comme tu as un amour… Tu as de l’ ennemour. Un amour peut être malheureux. Un ennemour c’est ne pas aimer une personne ou des gens pouvant t’aimer, par exemple.
Un ennemour c’est aussi - enfin presque - une détestation de ce qui te déplaît. Et l’on n’est jamais heureux ou malheureux quand on a de l’ ennemour sans s’en rendre compte : c’est ce qui arrive à beaucoup de gens, de ne pas sentir l’ ennemour qu’ils ont en eux… Ils vivent avec de l’ ennemour en eux. Mais ils peuvent devenir malheureux si l’ ennemour avec lequel ils vivent, à un certain moment de leur vie, se met à être ressenti : alors leur ennemour est malheureux…
On peut « guérir » d’un amour malheureux par un amour heureux qui survient. Par contre, pour « guérir » de l’ ennemour qu’on ressent, c’est plus difficile : un amour heureux n’y suffit pas forcément. Mais ce n’est pas impossible de « guérir » de l’ ennemour, même sans amour heureux : il y a une sorte « d’aspirine » en soi qu’il faut aller chercher dans les profondeurs de ces « tiroirs » que l’on n’ouvre plus depuis l’enfance et dont la serrure est rouillée…
Une « aspirine » sans date limite qui « aspire » l’ ennemour… Et qui rend l’amour heureux lorsqu’il existe, encore plus heureux… Et l’amour malheureux un peu moins malheureux.

[extrait de "Marmelades Yugcibiennes"... Voir sur mon site 4 textes à partir de "Diocène invite son nouvel ami sur Pisistrate"...]
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epervier
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MessageSujet: Re: Textes de Yugcib (3)   2/3/2008, 23:36

Une écriture que j'ai apprécié...

amitiés québécoises,

André, épervier
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yugcib
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MessageSujet: Les fleurs du Coran   25/3/2008, 09:02

Il m’est venu en songe un Coran qui disait par la voix de son prophète :
« Tu n’exciseras plus le clitoris des petites filles ; la femme désormais ne sera plus voilée et portera sur elle de seyants et discrets effets ; tu ne battras plus ta femme ni aucune femme ; tu laisseras parler les poètes, les écrivains et les penseurs ; tu ne tueras point que si tu es directement menacé dans ta vie, dans ta foi et dans ta liberté »…
Quel Musulman aujourd’hui entendant cette voix du prophète dirait « c’est la voix du Malin qui cherche à perdre les hommes et les femmes de ce monde dans les feux lumineux de la nuit? »
Je me suis éveillé et j’ai aimé ce Coran…
Ce « Malin » dont parlent les Chrétiens et les Musulmans, ne serait-il pas Celui qui, par la violence de toute forme de persuasion et de contrainte, par la peur qu’il inspire d’un enfer ; ou par la douceur angélique d’un visage ouvert sur un monde « meilleur » ; par d’incessantes dîmes ou une adhésion à quelque communauté rejetant le Monde ; voudrait à tout prix « faire le bonheur de l’homme » contre la volonté de l’homme?
Je suis éveillé et je n’aime pas l’Ecriture qui brandit le Salut tel un étendard derrière lequel il faut courir, suer, saigner et souffrir tous en chœur et enchaînés… Si je suis « sauvé » par la persuasion, la force, la crainte, l’observance de rites et de modes et la contrainte, alors je sais déjà que je suis perdu…
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MessageSujet: Re: Textes de Yugcib (3)   25/3/2008, 12:39

Existe-t-il une version du Coran où il est écrit qu'il faut exciser les petites filles? A ma connaissance, cette pratique primitive et barbare n'est pas directement liée à l'Islam.
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yugcib
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MessageSujet: certains peuples d'Afrique...   25/3/2008, 15:52

... De tradition musulmane, pratiquent l'excision des petites filles... A mon avis il y a sans doute un lien indirect entre l'expansion du monde musulman dans le bassin méditerranéen et en Afrique Continentale aux 7éme/12ème siècles et des traditions qui auraient existé en Afrique Noire au temps de la venue des Musulmans...
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MessageSujet: certains peuples d'Afrique...   26/3/2008, 16:13

N’ayant pas lu le Coran , je ne peux rien affirmer, mais quelques connaissances m’ont donné des informations assez durs pour les femmes et les hommes sur les croyances et la culture dans certains pays de ce monde.
Ce serait magnifique de pouvoir apprendre certaines livres de la bonne parole avec des idées plus respectueuses envers chacun de son espèce.
Dans les cultures de certains pays, le rôle de la femme est d’éduquer les enfants et c’est ses mamans qui sont passées par cette tradition barbare de l’exition du clitoris, qui suivent la même tradition pour leur propre petit fille...
Certaines filles se font réopérer dans nos pays en espérant se retrouver de nouveau le droit au plaisir égale en ayant des rapports sexuels.
Habitant dans nos pays, certaines filles sont prises par surprise et de force quand ils vont visiter leurs pays d’origine avec leurs parents. En plus c’est pratiqué a vif et sans beaucoup d’hygiène ce qui peut provoquer un danger pour la santé.
La circoncision de l’homme sont faites dans les mêmes circonstances.
Pour certaines cultures, la fille n’a pas droit au plaisir sexuel, ce n’est qu’un devoir pour procréer.
Une certitude, dans le Coran il y a stipulé « bat ta femme tous les jours, tu ne sais pas pourquoi, mais elle le sait «
Il y a des endroits où ce n’est pas bon de vivre en étant une petite fille, beaucoup d’avortements se font, même dans nos pays, parce que vous êtes le malheur d’être une fille, que se soit chez les musulmans, les Indiens, les Chinois et d’autre...
Dans certains villages il y a déjà un manque de fille pour se marier, alors ils les vendent sans leurs consentements.
Il y a des jeunes filles qui doivent fournir un certificat de leur virginité avant le mariage, là aussi il y a des jeunes femmes qui profitent en venant faire des études dans nos pays pour se faire rafistoler sinon le mariage est annulé et la fille rejetée...
Des extrémistes de certaines religions, empêche même à la femme d’accoucher à l’hôpital, ce qui donne des statistiques assez élevées de la mortalité de la maman ou l’enfant.
Malgré des mobilisations dans nos pays, contre cette barbarie religieuse ou culturelle, il vaudrait encore beaucoup de temps avant que l’humain soit vraiment un humain.
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MessageSujet: L'inexorable   6/4/2008, 18:33

Les gens ont généralement dans leur vie et dans leur destin, quelque chose d'assez tragique qui tient d'une situation bien particulière par eux vécue ou même de l'existence dans leur vie, de plusieurs situations particulières dont certaines de ces situations leur sont imposées sans qu'ils ne puissent jamais s'en défaire... Et le fait que les gens vieillissent rend leur vie et leur destin encore plus tragiques...
Nous n'avons la plupart du temps aucune idée réelle ou seulement un très vague aperçu, de ce que vivent les gens : ainsi un visage familier avec son sourire, son regard et tout ce qui émane de ce visage là, ne révèle rien ou presque rien de tout ce qui ne se voit pas, n'est jamais dit mais n'en est pas moins tragiquement vécu.
Lorsque me vient la conscience aigüe d'une telle réalité aussi universelle... Et somme toute aussi ordinaire et fréquente de la vie et du destin des gens ; alors le regard que je porte sur les gens et sur le monde et qui est déjà le regard d'un écrivain, d'un poète et d'un penseur, ne peut que rejoindre et changer si je puis dire, cet autre regard que je porte en moi et qui est mon regard d'être ordinaire de ce monde c'est à dire un regard épidermique, viscéral et émotionnel...
C'est comme si l'espace en trois dimensions habituelles et connues, contenant ma propre vie et la vie de tous ces gens, s'ouvrait désormais en un espace qui aurait une sorte de « quatrième dimension »...
En somme l'épidermique, le viscéral et l'émotionnel ne seraient plus la ligne d'un horizon, la hauteur d'un ciel, la profondeur d'un sol destinés à disparaître ; ce qu'il y a de tragique dans sa propre vie ou dans la vie des gens ne serait plus un paysage aride et désolé que la vieillesse restreindrait davantage encore... Mais tout cela entrerait dans un espace doté de cette « quatrième dimension »... Et l'inexorable serait alors entraîné dans un « trou noir »...
De l'autre côté du « trou noir » n'y-a-t-il pas – peut-être- « l'autre monde », celui auquel croient les croyants des différentes religions, celui que la Science et que la Connaissance n'ont pas encore découvert ni même seulement approché sinon à la manière de ces hommes d'autrefois qui observaient mais ne savaient expliquer...
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Hervé Tadié
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MessageSujet: Re: Textes de Yugcib (3)   15/4/2008, 13:42

A ce que je sache, l'excision n'est marqué nulle part dans le coran. mais on le sait bien, pour les fanatiques peu importe ce que dit le livre saint, seul compte ce qu'ils lui feront dire...
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MessageSujet: Re: Textes de Yugcib (3)   15/4/2008, 13:48

"C’était l’âme de sa queue, au défunt" Celle-là, il fallait la trouver. Bravo!
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MessageSujet: Précision...   16/4/2008, 12:41

... J'aurais pu ou j'aurais du écrire "Grand enterrement général"... J'ai préféré écrire "Grantenterrement Général" (avec G majuscule à général)...
Mais bon...
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MessageSujet: Grantenterrement général   16/4/2008, 12:43

... Dans le texte d'origine le g de général est une majuscule.
(un détail)
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MessageSujet: La bibliothèque océane [Conte de Yugcib]   16/4/2008, 22:50

C’était une bibliothèque pas comme les autres.
La bibliothèque océane.
La dernière bibliothèque avant l’Amérique.
La bibliothèque de Molis les Bains.
Tino et Girlie étaient les bibliothécaires.
Des bibliothécaires pas comme les autres.
Rien n’était « comme les autres », d’ailleurs, dans cette bibliothèque.
Ni les livres ni les amis des livres ni Clepsie la jolie barmaid – secrétaire…
Car il y avait un bar, un « caf’conc » dans cette bibliothèque océane.
Un bar et un écritoire.
Un écritoire pour les visiteurs inspirés.
A la bibliothèque de Molis les Bains si tu « rates ta vie intérieure » et que tu cherches à savoir s’il existe d’autres bibliothèques où l’on peut réussir sa vie intérieure, alors rends toi sur la plage et jette ta pensée au-delà de l’horizon, imagine les seules bibliothèques possibles après la dernière bibliothèque avant l’Amérique…
Ces bibliothèques ne peuvent être que des escadrilles de bouteilles à la mer, de bouteilles contenant un message.
Une telle escadrille de bouteilles contenant des messages, peut-elle vraiment exister ?
Peut-être… Si d’un bateau en plein océan, un passager à l’âme messagère jette des bouteilles en assez grand nombre... Des bouteilles contenant des lettres écrites à la main par exemple.
Mais les flots dispersent l’escadrille et de l’escadrille ne reste que l’image de l’escadrille dans de l’imaginaire.
Et même l’idée du passager sur le bateau, jetant les bouteilles dans l’océan, n’habite que dans une bulle d’imaginaire.
En général une bouteille à la mer contenant un message n’atteint jamais un destinataire… Sauf dans des histoires émouvantes et drôles de bouteilles à la mer.
Plus à l’ouest que la bibliothèque océane de Molis les Bains il n’y a donc pas de « bibliothèque escadrille » aux rayons flots de bouteilles messagères…
Mais cela fait du bien d’imaginer une « bibliothèque escadrille » même si l’on ne réussit pas sa vie intérieure…
Sur l’écritoire de la bibliothèque océane de Molis les Bains trônait un Livre d’Or.
Et sur un Livre d’Or on peut écrire des petites bouteilles, signer les bouteilles…
Des buveurs de bouteilles qui n’ont pas vraiment soif boiront le contenu de ces petites bouteilles.
Et rien de ce qui avait été rêvé par celui ou celle qui a écrit la petite bouteille, ne se passera dans le ventre du buveur.
Mais c’était empli d’espérance d’écrire une petite bouteille dans le Livre d’Or de Tino et de Girlie.
Clepsie derrière le bar décapsulait les bouteilles à boire, Tino rangeait les livres sur les rayons et tous les jours changeait les livres de place selon un programme établi en fonction de l’arrivée de nouveaux livres... Des livres qui avaient plu et replu…
Girlie racontait en quelques mots l’histoire de l’auteur du livre du jour et expliquait pourquoi l’auteur avait écrit ce livre.
L’on s’asseyait autour de Girlie et de Tino et, entre plusieurs amis ou visiteurs de la bibliothèque océane l’on faisait une lecture à haute voix de quelques pages du livre.
Cette bibliothèque « pas comme les autres » était devenue le « quartier général » de la petite Mimi, une fille un peu simplette du village voisin, Saint Justin les Mésanges.
Ce soir d’hiver où Mimi vint pour la première fois à Molis les Bains juchée sur son vieux vélo sans autre éclairage qu’un ruban phosphorescent acheté au « Lézard Lumineux » à la dernière fête du village, Mimi se rendit à la bibliothèque océane où l’on devait lire des contes…
Lorsque la petite Mimi prit place dans le hall d’accueil où l’on avait disposé des chaises de jardin, Girlie retraçait en quelques phrases le parcours difficile de l’auteur des contes. Et l’on eût cru, à l’écouter ainsi, Girlie, qu’elle était entrée dans la vie même de l’auteur.
La petite Mimi fut très émue, avisa l’écritoire avec son livre d’or ouvert... Et ce crayon qui invitait à parler en dessinant des mots…
Mimi dessinait les mots plus qu’elle ne les écrivait. Et lorsque le dernier conte fut lu, Mimi se dirigea vers l’écritoire.
Mimi avait imaginé une histoire de fourmis géantes très intelligentes qui s’étaient perdues le long de la plage et qui venaient d’un pays lointain dans le ciel… Les fourmis géantes étaient entrées dans la bibliothèque océane et avaient regardé les livres sans dire bonjour à Girlie et à Tino ni aux visiteurs de la bibliothèque.
Puis les fourmis s’étaient assises sur les chaises de jardin, émettant de petits chuintements bizarres, croisant leurs pattes comme d’élégantes jeunes femmes.
Alors Mimi dessina dans le livre d’or une dizaine de fourmis géantes, puis la tête de Girlie : une boule ressemblant à un globe terrestre avec deux mers bleues ovales, une grande montagne au milieu et une fracture de l’écorce terrestre en bas de la montagne. Tout autour de la boule Mimi fit un ciel roux tout bouclé de nuages de feu.
Pour Tino, Mimi eut moins d’imagination : elle fit un grand lézard vert debout sur une pile de livres. Et elle signa Mimi.
Ce qui plut tant à Mimi ce soir d’hiver où pour la première fois elle vint à la bibliothèque océane, fut cette atmosphère de convivialité et d’accueil. Les gens qui venaient là semblaient se connaître. Aussi Mimi n’avait-elle pas hésité à exprimer ce qu’elle venait de ressentir en particulier durant la lecture du conte du Chien Jaune, un chien qui suivait des personnes seules sur le quai d’un port et dont le poil jaunissait à chaque appel de corne.
Mimi disait que l’appel jaunissait d’une lumière pâle le silence sombre tombé dans la vie de la personne et que le chien s’habillait aussitôt de jaune et suivait la personne…
En réalité dans le conte, le chien jaunissait parce que l’appel de la corne évoquait pour lui ce naufrage dans lequel son maître, un homme seul passant son temps à peindre des ports et des bateaux sous un ciel jaune et qui vivait en ermite sur un vieux rafiot de pêcheur, avait disparu.
Un jour l’homme était parti avec le bateau sans son compagnon à quatre pattes afin de se rendre dans une crique connue de lui seul, dissimulée par une muraille de rochers et dont l’entrée n’était qu’une anfractuosité en forme de long insecte, située à l’extrémité de la muraille.
L’homme qui avait déjà exploré la crique, avait trouvé au fond une pierre ronde et lisse, brûlante au toucher, émettant une lumière pâle par intermittence : bleue durant quelques secondes puis jaune en un temps deux fois plus long… Très curieusement durant le temps de l’illumination, l’esprit de l’homme s’était ouvert et par le regard qui lui était venu, avait aperçu des paysages, un ciel, des animaux, de petits personnages, d’étranges habitations, des routes, des villes et toutes sortes de constructions lui paraissant totalement étrangères.
C’est durant le trajet du retour vers le port, alors que le bateau n’était pas encore très éloigné de la crique, qu’il y eut une voie d’eau et qu’en moins d’une minute le bateau sombra comme pris dans un tourbillon… L’homme disparut dans les flots et l’on ne retrouva jamais ni son corps ni le bateau…
Lorsque l’esprit de l’homme s’était ouvert, le chien demeuré sur le quai, attendant le retour de son maître, avait perçu nettement le son d’une corne de brume. Le maître n’étant pas revenu, le chien s’était éloigné, trottinant le long du quai, s’arrêtant parfois, la truffe tendue et ses flancs battant comme la toile d’une voile sous le vent. Mais la truffe sans l’odeur du maître et les flancs battant sans la cadence des pas du maître, devinrent un silence sombre de chien errant…
Et le même silence sombre, tombé sur l’un de ces passants le long du quai à chaque appel de corne, jaunissait comme s’il venait d’être traversé de lumière pâle. Le chien devenait jaune et suivait le passant…
Les amis de la bibliothèque océane, Girlie et Tino, les visiteurs venus ce soir là furent impressionnés par la réflexion de la petite Mimi.
Et la petite Mimi revint à la bibliothèque océane, le lendemain puis les jours suivants. Elle y passa désormais une grande partie de ses journées, y projeta sa vie intérieure, ses rêves, ses espérances ; s’imagina actrice, comédienne, marionnettiste, troubadour, conteuse d’histoires... Tout cela dans le sillage de Girlie et de Tino en compagnie de ses si chers amis de la bibliothèque océane. Mais elle ne savait rien Mimi, de ses amis, pas même leur nom… A la bibliothèque océane l’on se rencontrait au hasard de soirées organisées. Les gens qui venaient là n’étaient pas forcément les mêmes personnes déjà aperçues…
En fait les discussions, les contacts n’étaient que des instants vécus sans lendemain… Comme des chemins ou des routes qui se croisent à l’orée d’une forêt ou en bordure de paysages, les gens se croisaient ici, dans ce hall de bibliothèque mais ne poursuivaient pas ensemble leur route.
L’on sentait bien que la petite Mimi était un peu simplette en dépit de l’immensité de ses rêves et de la beauté de ses émotions. Un jour elle proposa une soirée de présentation de ses dessins, offrit gâteaux et boissons… Il ne vint que trois visiteurs. Tino et Girlie avaient complètement oublié la date de la soirée, ne s’étaient même pas dérangés de leur salon en arrière de la bibliothèque où ils semblaient absorbés dans des consultations de revues… Il est vrai qu’ils préparaient leur prochain grand voyage : en Amérique selon des « branchés » de la bibliothèque. Tino et Girlie devaient rencontrer un très grand auteur de romans d’aventures qui les introduirait dans le monde des Créateurs et des artistes en vogue…
Clepsie, la secrétaire – barmaid, servit d’hôtesse pour une si petite réunion à laquelle furent conviés quelques visiteurs de passage qui ne regardèrent même pas les dessins de Mimi mais engloutirent les gâteaux…
Mimi revint alors moins souvent à la bibliothèque océane et ne dessina plus dans le Livre d’Or.
Mimi écrivit une lettre à Girlie et à Tino, une lettre émouvante, simple et drôle qui n’eut jamais de réponse…
Mais dans un petit journal illustré, de fabrication artisanale, intitulé « Crayon Libre » et qui était distribué tous les mois dans le pays de Saint Justin les Mésanges il y avait à chaque numéro, un dessin de Mimi.
« Crayon Libre » déposé à la bibliothèque océane au milieu de toutes les revues de nouveaux livres, était parfois feuilleté distraitement mais l’on ne se souvenait pas vraiment de Mimi qui, depuis bientôt deux ans ne venait plus du tout à la bibliothèque océane…
Et c’est vrai que la petite Mimi « faisait un peu simplette » ! Juchée sur son vieux vélo de mémé, avec son ruban lumineux sous la selle, on l’aurait presque imaginée chargée de peaux de lapin devant le guidon… Ou de chiffons et de papiers.
Mais elle n’accrochait sur son porte bagage que des cartons à dessin.
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Hervé Tadié
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MessageSujet: Re: Textes de Yugcib (3)   18/4/2008, 11:07

Profonde réflexion qui n'est pas dénué de bon sens, seulement ma grande crainte à moi dans ce type d'exercice serait peut être avoir à se perdre dans ce fameux trou noir, de ne plus retrouver son chemin.
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MessageSujet: Ce "trou noir"...   18/4/2008, 17:17

... Pour répondre à ton interrogation je te dirais que :
pour ne pas se perdre dans le trou noir... ou au bout de quelque extrémité supposée ou espérée, il me paraît nécessaire justement de ne pas y chercher un chemin... Et en toute humilité, de reconnaître notre "inconnaissance"... de se garder de toute "vision"... ou alors si l'on est sincèrement croyant (peu importe la religion) de faire confiance en Dieu...
Personnellement je suis "non croyant"... Donc je reconnais mon "inconnaissance"...
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MessageSujet: Poison des mots   18/4/2008, 22:26

POISON
DES MOTS





Les mots
vils


les mots
acides


les mots
perfides


les
mots sans vie


les mots
amers


les mots qui
crient et qui pètent


les mots
inutiles


les mots
« pour arranger »


les mots
trompeurs


les mots
menteurs


les mots en
supernova


les mots en
jolie pochette à la veste de son costume


les mots du
sexe cru et nu


les mots
« crevettes qui puent »


Et tous ces
mots à propos de tous les maux...



Et tous ces
mots que l'on ne dit jamais... Que l'on n'entend jamais.


Ces mots qui
claquent comme des coups de fouet sur le dos des ânes et des
chevaux rétifs...



Ces mots de
la guerre et des passions exacerbées...



Ces mots
portés à bout de voix tels des étendards


ces mots en
cortèges ou en processions


ces mots
mille fois scandés, hurlés...



Ces mots
d'ennemour


ces mots
d'une si grande Une à la Une mais d'une si courte saison!


Ah qu'il
s'en dit, qu'il s'en écrit, de ces mots!


Mais faut-il
les bannir tous ces mots ; faut-il en user de certains, pourvu qu'ils
ne soient inutiles, soient d'oeuvre d'écriture et ne blessent
que les poisonneurs?





NOTE : Je ne
vais désormais ni m'excuser ni introduire un astérisque
renvoyant en bout de page sur une explication, à chaque fois
que j'emploierai un mot ne figurant pas dans le dictionnaire ou une
tournure grammaticale ou une formulation « un peu
spéciale » ou encore une orthographe volontairement
incorrecte d'un mot...



Il en sera
donc ainsi de ces môts et de ces arrangements inhabituaux...



Cela dit,
vive les grammairiens et les académistes inconditionaux!
J'aspire plus au « paradis des minous » qu'au
panthéon des oeuvres littéraires...
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MessageSujet: Les lèvres en ligne brisée, de l'éclair bleu...   20/4/2008, 22:38

Les mots sont comme les couleurs dont se servent les peintres réalisant sur toiles des paysages, des visages...
Les mots peuvent aussi être comme les sons de la musique jouée avec un instrument...
Y-a-t-il des mots primaires comme des couleurs primaires?
Si je peignais, je n'utiliserais que les couleurs primaires : le noir, le blanc, le rouge, le jaune et le bleu...
S'il y a des mots primaires, les autres mots alors sont-ils inutiles?
Ne faudrait-il employer que des mots primaires pour dire les émotions intenses, très fortes et très pures?
Avec les mots, les couleurs ou les sons de la musique, l'on réalise des compositions...
Les compositions sont inégales... D'autant plus qu'elles sont nombreuses et diverses.
Les compositions représentent ou traduisent. Et quand elles traduisent, c'est le compositeur qui traduit... Mais la traduction est difficile. En fait la traduction est – ou devient – une composition. Et dans la compostion apparaît une dimension. Cette dimension est-elle nouvelle ou bien existait-elle déjà?
Quoi qu'il en soit, la dimension qui semble se préciser n'est que fugitive : elle entre dans l'esprit humain tel ce tout petit espace qui s'ouvre entre les lèvres en ligne brisée d'un éclair bleu en pleine nuit ou en plein jour, un éclair bleu que l'oeil vient tout juste de capter parce que le regard à ce moment là était tourné vers l'endroit du ciel d'où a surgi l'éclair...
N'y -a-t-il pas dans une forme ou une autre de la « composition » une manifestation de la nature?
Faut-il avoir peur de ce que l'on peut composer? Que faut-il en croire? Qu'y-a-t-il vraiment entre les deux lèvres en ligne brisée?
Tout au long de ce chemin qui monte, qui descend, qui serpente ou se tend comme une corde à travers le paysage jusqu'à l'horizon... Après tant de jours, de nuits, de pluies, de visages rencontrés ; il arrive aux jours et aux nuits d'orage, que les lèvres en ligne brisée se rapprochent... Et qu'entre les lèvres s'ouvre un petit espace « un peu plus large »... Comme c'est drôle : quand j'étais petit, tout petit... Je me souviens de ces lèvres entrouvertes et si proches de mes yeux...
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MessageSujet: Florilège   21/4/2008, 10:00

Il y a des livres qui ont pour titre : Les 100 plus beaux « nananigues » ou « nanaguas » de « Truquanaure »...
Ce sont là des florilèges de poésie, de belle écriture, de pensées nobles... De petits « Panthéons » à dire vrai... Les plus beaux coquelicots des plus jeunes étés, « passés à la laque » et désormais plantés en de jolis vases...
Il m'arrive de découvrir dans les forums du Net – et pas seulement dans les forums littéraires – beaucoup de ces petites phrases de l'un ou de l'autre, très belles et très émouvantes dont on ne fera jamais de florilège, jamais de « 100 plus beaux nananigues ou nanaguas », jamais de « Panthéon ».
Et c'est fou ce que d'ailleurs à juste titre, nombre d'entre nous « écriveurs » ou lecteurs dénonçons et fustigeons la médiocrité ambiante, la vulgarité de certains propos, la profusion de textes ou d'ouvrages publiés « par la magie d'une édition en ligne à la portée de tous »...
De temps à autre il est certes nécessaire de convenir d'une mise au point. Et de le dire sans aménité.
Mais il faut aussi – et c'est peut-être encore plus nécessaire – parler de ce qui est beau, émouvant et singulier ; évoquer toutes ces petites phrases des uns et des autres qui jamais ne seront « panthéonisées »...
Ces innombrables petites fleurs des prés et des champs, dont on ne sait le nom, sont de la beauté du monde, de l'infini florilège... Et immortelles parce qu'elles repoussent toujours.
Les coquelicots laqués et plantés dans les jolis vases ne repoussent pas, eux...
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