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 L'éternel débat "Droite/Gauche"

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yugcib
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MessageSujet: L'éternel débat "Droite/Gauche"   27/9/2007, 08:45

Sans entrer dans une polémique « Droite/Gauche »… C’est fou ce que depuis des temps immémoriaux, une telle opposition génère de débats d’idées, de combats souvent féroces, d’opinions diversement tranchées et argumentées, mais toujours irréconciliables tant les sensibilités sont exacerbées, et dépendantes d’une expérience personnelle.

Je me pose tout de même la question suivante :

De quel côté selon ce que l’on pourrait définir comme un « esprit de vérité » (si tant est qu’il existe un esprit de vérité) se trouvent la générosité, la bonté, l’humilité, les valeurs d’humanisme ; la non dépendance (vécue en soi et prouvée par ses actes et par ses choix) à l’argent, aux apparences et à tout ce qu’un pouvoir dont on peut disposer, exerce sur les autres ?

Tout cela, est-ce de droite ou de gauche ?

Le seul fait d’être dépendant (et semble-t-il, heureux de l’être) du pouvoir que l’on peut avoir sur la destinée des êtres, tant par son intelligence et sa force que par les moyens matériels dont on dispose… M’incline à penser que cette dépendance au pouvoir, si « confortable », serait plutôt de droite…

Mais au sens « noble » du pouvoir, même la générosité, la bonté, l’humilité, les valeurs humanistes portées en soi… Parce qu’elles constituent un pouvoir, seraient « de droite »… Dans la mesure où l’on chercherait à les imposer sinon de force mais le plus souvent (et je dirais « le plus insidieusement ») par un système de pensée « séducteur » et fédérateur de sensibilités diverses.

La générosité, la bonté, l’humilité, les valeurs humanistes… Ne devraient elles pas être dissociées de ce pouvoir qui devient le leur, du fait de l’idée généreuse et forcément vraie que l’on se fait de ce pouvoir ?

Etre essentiellement et uniquement des réalités, du vécu, des faits, des actes ?

Voici donc la réponse que je suggère : du côté de la réalité nue des êtres qui pratiquent la générosité, une réalité vierge de toute idéologie.

Il faut reconnaître qu’au-delà de cet éternel débat « Droite/Gauche », il est une autre réalité dont la conscience de l’existence devrait nous éclairer de manière à ne pas nous « fourvoyer » lorsque nous exportons notre pensée vers des personnes de notre environnement relationnel, que cet environnement soit proche ou plus général…

Cette réalité selon une expression populaire, imagée et couramment utilisée, c’est celle des « atomes crochus ».

Il est parfaitement clair qu’en présence de personnes d’une sensibilité (culturelle ou émotionnelle, d’idées ou de mode de vie) très opposée à la nôtre, il est bien difficile de manifester par exemple, de l’affection ou de souhaiter rencontrer ces personnes, ou encore de correspondre avec elles.

L’on ne peut alors tout au mieux que reconnaître leur existence et concevoir qu’elles puissent s’exprimer ; sans envisager de les convaincre à tout prix du bien fondé des inclinations de notre pensée intime ou de notre sensibilité.

D’ailleurs, quoi que nous réalisions, quelque plus favorable soit à notre égard l’opinion d’autres personnes, nous « n’aurons jamais la côte » auprès de gens qui ne nous estiment pas… Et que selon leurs dires nous « bassinons » souverainement.

Alors pourquoi, avec ces gens là, se lancer dans d’épuisantes polémiques, « ferrailler » de la plume ou de la parole… Jusqu’à ce moment inévitable d’affrontement, de violence, de brutalité, de vulgarité ? D’autant plus que, dérivant ainsi jusqu’à l’intolérance manifeste, l’on se discrédite aux yeux des gens qui, habituellement, nous apprécient…Ou hésitent encore à nous reconnaître.

L’écrivain, le poète et l’artiste, eux, peuvent dans une œuvre, traduire leur ressenti, leurs émotions, le regard qu’ils portent sur le monde, et même leur pensée profonde… Sans pour autant s’exposer directement ni se découvrir totalement ; créant ainsi dans leurs œuvres, des personnages représentatifs, en imaginant des situations, des évènements ou en transposant ces situations ou ces évènements par eux-mêmes vécus.

Mais les gens ordinaires que nous sommes (par ce qu’il y a d’ordinaire en nous)… Même si certains de ces gens ordinaires que nous sommes, sont aussi des poètes, des écrivains ou des artistes, ne pouvons passer notre vie à sans cesse « ferrailler » ; ou à vouloir à tout prix avoir raison, « avoir la côte ».

Cette contingence aux « atomes crochus » (ou « non crochus »), qui est de notre condition humaine ; c’est comme une force gravitationnelle dont on ne peut se libérer.

Ne plus dépendre de cette force, serait la preuve que l’esprit humain évoluerait… Parce qu’il franchirait une limite jusqu’à lors jamais atteinte.

En des situations très graves et très sensibles cependant (guerre, révolution, émeute, émergence d’un pouvoir totalitaire, arbitraire) lorsque sont menacées des valeurs essentielles telles que la liberté et la vie, et par là même l’existence de gens que l’on défend ; il est alors nécessaire de recourir à la violence…

Nous sommes encore bien loin d’atteindre cette limite au-delà de laquelle l’esprit humain peut évoluer… D’un « palier historique » dans le temps d’une génération.
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