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| | Romans de J-P Poccioni : ses commentaires et vos questions ! | |
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Jipi Administrateur

Inscrit le : 26 Oct 2005 Messages : 2805 Localisation : Belgique
| Sujet: Romans de J-P Poccioni : ses commentaires et vos questions ! Mer 14 Déc - 11:25 | |
| J'ai suggéré à Jean-Pierre Poccioni, membre de notre communauté, de nous parler de son oeuvre dans un topic qui lui est consacré. Je voulais lui faire ce petit cadeau, car j'estime que la sortie officielle d'un roman chez un petit éditeur ou un grand éditeur méritait bien ce débat particulier.
Je tiens d'ailleurs à déjà féliciter Jean-Pierre Poccioni pour la sortie de ce second ouvrage. Je n'oublierai jamais la sortie de mon premier livre : rencontre de la presse, séances de photographie... des grands souvenirs qu'il doit vivre pour le moment de son côté !
Je vous rappelle que Jean-Pierre Poccioni est enseignant de français (comme moi !).
En 1999, il a écrit un premier roman « Le Beau Désordre » qu'il a adressé par la poste à quelques éditeurs. Les éditions Autrement l'ont accepté et publié en 2000.
Il a, pour son second roman, cherché un nouvel éditeur (le premier éditeur ayant abandonné la littérature française contemporaine), aidé en cela par un ou deux libraires et quelques personnes qui avaient aimé son premier texte. Ce sont les éditions Phébus, en la personne de la remarquable (selon les dires de l'auteur !) directrice littéraire qu'est Jane Sctrick, qui ont aimé son texte et ont décidé de le publier. Jean-Pierre Poccioni peut en être fier !
Son second roman, "La Maison du faune" sort en janvier 2006.
Je propose à Jean-Pierre Poccioni de nous parler un peu de son premier roman déjà sorti et de son deuxième roman qui va bientôt sortir...
Je vous propose de lui poser ici vos questions...
Voici la quatrième de couverture de son excellent deuxième roman (je peux le dire, puisque je l'ai lu !) :
« Un homme rattrapé par l’âge s’inquiète de ce qui lui reste d’aptitude au plaisir. Lors d’un voyage dans la région de Naples, jadis fameusement vouée aux délices (l’amour, le vin, la poésie...), il rencontre un couple dont la liberté le fascine — même s’il doit s’avouer que le fascine surtout la jeune femme, double à ses yeux des belles voluptueuses que l’on peut contempler sur les fresques des villas romaines d’alentour. Amusés — et troublés — par le désir hors saison de ce passant tardif, ces deux-là l’ont baptisé le Faune...
Alternent pages du Journal que tient le vieil homme et épisodes de la vie du couple avec lequel il finira par se lier. Éros accompagne ce trio, mais comme en sourdine : les esprits quoi qu’on dise se parlent plus vite que les corps...
Qui est vieux ? Qui est pervers, innocent ? Qui est sincère, ou rusé ? Et surtout : est-il sage de renoncer à ce qui n’est plus pour nous et qui, passé certaine limite de la vie (mais quelle limite ?), semble perdu d’avance?
Poccioni se garde bien de répondre à ces questions. L’essentiel pour lui est dans la façon de les poser : loin de tout discours univoque entre tristesse et enchantement. Où il rejoint Rilke, autre voyageur émerveillé par la beauté de ce qui n’est plus et, plus loin encore, par la richesse que ne cesse de nous apporter tout ce qui nous manque.
JEAN-PIERRE POCCIONI s’est fait remarquer il y a quelques années avec un premier roman bien accueilli par la critique (Le Beau Désordre, Autrement, 2000). La Maison du Faune est son deuxième roman. »
Une nouvelle de Jean-Pierre Poccioni offerte à la lecture et à la réaction des membres de Passion des mots :
Les visages
Un jour, il m’a téléphoné. Il avait eu mon numéro à la suite d’une rencontre, c’était compliqué, disait-il. Comme il ne savait pas trop quoi dire, il m’a raconté cette histoire qu’il voulait extraordinaire alors qu’elle n’était qu’une suite de coïncidences. Il a parlé du temps qui s’en était allé, il chiffrait les années et s’effrayait du chiffre, comme s’il en découvrait l’énormité. Il disait des choses banales sur le temps, celles que disent les gens. Je m’entendais lui répondre en écho machinal. Et puis il a dit qu’il fallait que l’on se rencontre. L’expression exacte était, que l’on se voit. Pourquoi pas ? Je sentais une attente jusque dans les silences. Alors nous avons échangé quelques informations, l’existence d’une épouse de part et d’autre, la mienne était cette jeune fille qu’il avait connue, pas très longtemps. La sienne était une inconnue pour moi. Il avait aussi des enfants, pas moi, un métier, moi aussi, presque le même. Il résultait de tout cela que la vie nous avait posés à des endroits assez distants l’un de l’autre, mais que par une coïncidence supplémentaire nous pouvions nous fixer un rendez-vous à Paris quelques semaines plus tard. Il proposa le lieu, un café qui heureusement n’appartenait pas à notre histoire ancienne. Il me semble que j’aurais détesté au point sans doute de me défiler, d’user de prétextes. J’étais venu très tôt, assez pour me convaincre que j’étais le premier. Je songeais à certaines séquences de films comme Secrets et mensonges ou bien Conte d’automne. Des gens qui ne se connaissent pas doivent se retrouver et ils voient défiler les visages possibles. Je n’avais pas la moindre raison de lui attribuer telle ou telle allure, chaque homme de mon âge qui entrait au café pouvait convenir. Je n’avais pas non plus la moindre préférence, le rendez-vous n’avait rien de matrimonial ! Et puis il est arrivé. Un homme très banal. Un de ceux que les adolescents appellent un bonhomme englobant à la fois l’âge et l’indistinction. Il n’y avait aucune raison objective pour que je reconnaisse le camarade de lycée, celui que je voyais presque chaque jour, et qui était pour moi aussi familier que mes parents ou mon frère. Il n’avait rien gardé de l’image antérieure et pourtant c’était lui. Comme je me suis toujours refusé les explications mystiques, j’ai pensé à des signes à la fois ténus et diffus, formant une trame subliminale mais indéniable. Il a regardé dans ma direction. Quand son regard est passé sur moi j’ai senti l’imperceptible hésitation, puis il a continué et s’est attardé sur une sorte de dandy qui lisait un journal d’une façon insupportable. Il déployait les pages dans toute leur surface en étendant les bras dans un geste d’une ampleur telle qu’il avait l’air faux. Je savais que l’amplitude de ses gestes était en fait strictement définie par la largeur des pages et qu’il n’y pouvait rien, je n’en trouvais pas moins son attitude pénible et pour tout dire ridicule. Mon ami s’est approché de lui et a dit quelque chose. L’autre a baissé la garde des pages déployées, l’a toisé une fraction de seconde bien qu’il fût assis et a eu un extraordinaire mouvement simultané des épaules et du visage qui signifiait parfaitement « Vous vous trompez, Monsieur ». J’ai senti que si je restais un instant de plus passif et silencieux il faudrait que je parte, en fait que je m’enfuisse. J’ai esquissé le geste de celui qui se lève et j’ai prononcé son prénom assez fort pour qu’il lui parvienne, assez bas pour ne pas avoir l’air de crier. Il s’est retourné d’un bloc et m’a dévisagé sans la moindre lueur de satisfaction. Je me suis dit que j’avais exagéré. Quand il s’est approché, j’ai dit, « je n’étais pas certain ». Il n’a pas répondu qu’il comprenait. Il s’est assis, assez lourdement, comme le fait un homme fatigué par une longue marche. - Alors ? À ce moment l’autre a posé son journal et j’ai vu qu’il me ressemblait vaguement. Alors quoi ? Nous voilà donc, mon vieux, avec d’étranges têtes posées sur nos épaules, des visages si lourds qu’on les dirait d’emprunt, comme des masques. À ce moment je voyais les Rodin de terre cuite, ces visages pâteux, monochromes et ternes, ces visages de morts. Souviens-toi, nous étions différents, toi le blond un peu frêle et ton visage insignifiant ou mystérieux suivant les intentions tapies dans les regards, moi qui plaisais aux filles sans trop me fatiguer, comme ça, par la vertu d’un hasard. Et puis nous sommes là, si semblables que c’en est écœurant. Alors il s’est épanoui dans un sourire absurde. Il va rire ce con, me suis-je dit. Il n’a pas ri, mais s’est détendu et a dit, Je te reconnais bien. Et puis il est parti sur les chemins plus sûrs, dûment balisés, des souvenirs communs. C’était fini, je n’apprendrais plus rien, je n’y avais pas cru et j’avais eu raison. Il a tiré du passé deux ou trois histoires improbables où mon rôle était la plupart du temps secondaire. A mesure qu’il parlait, il reprenait sa tête d’avant, la bouche se dégagea la première de la torpeur d’argile, puis les yeux aux lueurs fugaces, rapides, et enfin le visage entier. L’âge n’était plus rien qu’un obstacle transparent, comme une disgracieuse voilette, un inutile maquillage. J’en aurais presque dit, « ah ! je te reconnais. » Dans ses histoires, il était question de filles et de fêtes comme si en ce temps-là nous ne savions déjà rien faire d’autre que nous contempler. Il a ajouté que j’avais toujours été un sacré je ne sais quoi et puis l’heure est venue où nous devions nous quitter. Il était bien content de m’avoir retrouvé et il serait heureux que de temps en temps… - Oui, oui, bien sûr… Et soudain il ne fut plus là. Je me suis levé et je suis sorti du café. En passant j’ai jeté un coup d’œil sur mon image renvoyée par la vitre. Comme la plupart du temps j’ai trouvé que j’avais pas mal d’allure, une gueule somme toute assez intéressante. Et je suis parti en me disant : - Pauvre type.
21 janvier 2001 _________________

Dernière édition par le Mar 21 Mar - 19:37, édité 6 fois |
|  | | Jipi Administrateur

Inscrit le : 26 Oct 2005 Messages : 2805 Localisation : Belgique
| Sujet: Re: Romans de J-P Poccioni : ses commentaires et vos questions ! Sam 17 Déc - 13:46 | |
| L'érotisme semble être un lien entre les deux ouvrages. Le problème est que s'il est traité d'une manière stéréotypée, ce thème, dont on use abondamment et sous toutes les coutures, peut rejoindre de nombreuses oeuvres passées et actuelles qui, sous couvert de faire mode, se servent de cette ficelle d'une manière maladroite. Personnellement je suis assez exigeant sur ce plan-là. L'érotisme est très important, mais, à tous moments, ce thème risque de basculer, dans le clin d'oeil au public. Bien entendu, Jean-Pierre, je ne parle pas de ton oeuvre que je ne connais pas. Cette thématique me fait penser à un des derniers films avec Daniel Auteuil (Peindre ou faire l'amour) dont l'épouse va être attirée par le mari aveugle d'une femme. Et Daniel Auteuil de son côté... tu devines la suite ! Après trente minutes magnifiques, le film bascule dans l'échangisme , mais enrobé, d'une manière adroite, dans une remarquable mise en scène. J'ose espérer que ton roman offrira une thématique plus personnelle à travers ce thème très important, d'ailleurs, du désir de l'autre...
Comme Jean-Pierre Poccioni l'a laissé sous-entendre à plusieurs reprises, c'est la manière, le traitement, l'écriture qui est primordiale quel que soit le thème traité ! Cela me fait penser à un superbe roman de Roland Dorgelès (je ne cautionne pas la personne pour les raisons que l'on sait) que je te conseille vivement... Tu lis le chapitre intitulé « La nuit de Tolède » et tu comprendras... pour moi les plus belles pages écrites sur... une nuit d'amour... c'est vraiment de l'AMOUR physique et c'est magnifique ! Livre difficile à trouver... Son titre : « Comme le temps passe » _________________

Dernière édition par le Mar 21 Mar - 19:49, édité 2 fois |
|  | | Jipi Administrateur

Inscrit le : 26 Oct 2005 Messages : 2805 Localisation : Belgique
| Sujet: Re: Romans de J-P Poccioni : ses commentaires et vos questions ! Mer 28 Déc - 19:07 | |
| Première lecture faite de ta nouvelle cher Jean-Pierre ! Dense ! Il m'en faut deux ou trois, puis je réagis !!! _________________

Dernière édition par le Mar 21 Mar - 19:43, édité 1 fois |
|  | | marie chevalier Membre

Inscrit le : 14 Déc 2005 Messages : 1135
| Sujet: Re: Romans de J-P Poccioni : ses commentaires et vos questions ! Jeu 29 Déc - 11:40 | |
| je ne connais pas vos écrits, mais je m'y intéresserai dès que possible, Un auteur ne doit jamais être ignoré, sinon pourquoi écrirait-il? _________________ http://marie-chevalier.com |
|  | | Jipi Administrateur

Inscrit le : 26 Oct 2005 Messages : 2805 Localisation : Belgique
| Sujet: Re: Romans de J-P Poccioni : ses commentaires et vos questions ! Jeu 29 Déc - 20:28 | |
| Voilà Jean-Pierre ! Deuxième lecture achevée...
Il me fallait cette deuxième lecture, car je trouvais ta nouvelle assez dense.
Ce qui m'a frappé dans ton texte est toute une symbolique volontaire ou non de ta part ! Mais qu'on le veuille ou non, le texte une fois écrit appartient au lecteur !!! Non ? Donc je perçois le thème du double répercuté dans tout ton texte, le noyau étant le chiffre deux formé par les deux anciens camarades. Thème du passé et du présent, thème du miroir réfléchissant le double. Thème de la ressemblance ou de la non-ressemblance ! Du faux et du vrai ! Assez austerien finalement !!! Non ? Bref très intéressant ! _________________
 |
|  | | Jean-Pierre Poccioni Membre

Inscrit le : 10 Déc 2005 Messages : 456 Localisation : Loiret
| Sujet: romans de J-P Poccioni Jeu 29 Déc - 20:41 | |
| Le texte est effectivement possession du lecteur, sans aucun doute.
Cela dit, poser cette nouvelle ici, était surtout de ma part une expérience pour mesurer come elle serait reçue, quel intérêt elle susciterait.
J'ai vu.
Ps: Je vais aller faire un tour dans votre beau pays où un journaliste semble trouver mon dernier opus "tout à fait remarquable" |
|  | | marie chevalier Membre

Inscrit le : 14 Déc 2005 Messages : 1135
| Sujet: Re: Romans de J-P Poccioni : ses commentaires et vos questions ! Jeu 29 Déc - 21:38 | |
| vous dites "j'ai vu" vous voulez dire quoi? vous m'inquiétez moi qui avais l'intention d'en mettre dans mon topic? _________________ http://marie-chevalier.com |
|  | | marie chevalier Membre

Inscrit le : 14 Déc 2005 Messages : 1135
| Sujet: Re: Romans de J-P Poccioni : ses commentaires et vos questions ! Ven 30 Déc - 15:17 | |
| Vous ne répondez pas à ma question cher Jean-Pierre, j'en suis froissée mais ne vous inquiétez pas je survivrais. pourtant il m'eut paru intéressant que vous le fassiez afin que je comprenne mieux le sens de vos paroles concernant vos nouvelles. Vous paraissez regretter de l'avoir mise ici? Est ce parce que vous trouvez que ce n'est pas l'endroit , ou au contraire que pas assez de gens ne l'ont lue? Personnellement j'aurais aimé donner mon avis mais ne le ferez que lorsque vous aurez eu la gentillesse de me répondre. _________________ http://marie-chevalier.com
Dernière édition par le Ven 30 Déc - 18:03, édité 1 fois |
|  | | callinira Membre

Inscrit le : 09 Déc 2005 Messages : 73
| Sujet: Re: Romans de J-P Poccioni : ses commentaires et vos questions ! Ven 30 Déc - 17:50 | |
| Non, l'oeuvre n'appartient pas au lecteur. Quel aveu d'impuissance que de le prétendre. Il l'interprétera, certes, comme il voudra, comme il pourra, et c'est souhaitable. Il y réagira, y entrera ou restera dehors, qu'importe, mais ce n'est pas là s'approprier une oeuvre. Elle est déjà si difficilement celle de son auteur. Il suffit pour s'en persuader de relire un texte ancien qu'on avait plus ou moins oublié : il est déjà devenu celui d'un autre, ou plus exactement celui d'un autre instant d'une même vie.
C'est pourquoi, parlant de cette nouvelle, je sais que je resterai "à la porte". Je me contenterai d'en dire, brièvement, les embryons d'idées qu'elle a fait naître et que je livrerai dans le désordre.
Avant tout elle est d'un auteur qui sait écrire. Je n'y ai pas vraiment trouvé les nouveautés syntaxiques annoncées, mais c'est une écriture personnelle et percutante.
Le thème du double ? Pas si sûr. Car, ici, l'autre est différent et n'est pas, tant s'en faut, idéalisé.
Thème de la re-connaissance ? Ou plutôt de la mé-connaissance ? Le narrateur (l'écrivain?) veut arriver le premier. Des gens défilent, interchangeables, (le public ?). Le narrateur, conscient de ce qu'il vaut, attend d'être reconnu, mais c'est vers un autre que l'on va d'abord. Le public n'est pas intéressant. Son propos est banal.
Ou alors, le narrateur et l'ami (l'ancien moi) ne font qu'un. Qui n'a jamais haï dans l'autre la partie de soi-même que l'on n'aime pas. D'où l'ambiguïté des derniers mots et l'image dans la vitre. La rencontre a lieu dans un café, lieu anonyme, qui HEUREUSEMENT n'appartient pas à NOTRE histoire ancienne.
Ou tout cela à la fois. Et bien d'autres choses encore.
J'ai apprécié cette nouvelle.
Bien amicalement.
C. |
|  | | Admin Administrateur

Inscrit le : 16 Oct 2005 Messages : 78
| Sujet: Re: Romans de J-P Poccioni : ses commentaires et vos questions ! Sam 7 Jan - 14:00 | |
| Belle analyse pleine de finesse Callinira ! Il est curieux que cette analyse n'ait suscité aucune réaction de la part de l'auteur de cette nouvelle !!! Très occupé sans doute par la parution de son dernier roman ?  _________________
 |
|  | | Jean-Pierre Poccioni Membre

Inscrit le : 10 Déc 2005 Messages : 456 Localisation : Loiret
| Sujet: romans de J-P Poccioni Sam 21 Jan - 8:27 | |
| L'analyse de Callinira m'a semblée intéressante même si je ne crois pas avoir songé au thème du double en écrivant . Mais le texte pose un sens que le lecteur relève avec sa sensibilité et son intelligence dans une liberté qui n'a d'égale que celle de l'auteur examinant la thèse.
Celle-ci est esthétique et cohérente à défaut d'être en harmonie avec l'intégralité du texte. Pour moi l'altérité ( une des guerres modernes !) n'est pas réduisible à la contemplation de l'ego. L'autre existe bel et bien et vous le fait souvent payer, cher! |
|  | | callinira Membre

Inscrit le : 09 Déc 2005 Messages : 73
| Sujet: Re: romans de J-P Poccioni Dim 22 Jan - 7:54 | |
| | Jean-Pierre Poccioni a écrit: | L'analyse de Callinira m'a semblée intéressante même si je ne crois pas avoir songé au thème du double en écrivant . |
C'est bien ce que je dis : je ne l'y ai pas perçu non plus.
C. _________________ Les mots vous lâchent, il est des moments où même eux vous lâchent. Samuel Beckett. |
|  | | Jean-Pierre Poccioni Membre

Inscrit le : 10 Déc 2005 Messages : 456 Localisation : Loiret
| Sujet: romans de J-P Poccioni Dim 22 Jan - 10:25 | |
| Exact Callinira!
Mon oubli n'est pas le fait d'une lecture superficielle, mais d'une absence de relecture après une période où mes rapports avec ce forum furent chaotiques et de nature à me pousser à l'erreur. La preuve !
Au passage merci pour les compliments qui me touchent même si je me sens plus chez moi dans le roman que dans la nouvelle. |
|  | | Jipi Administrateur

Inscrit le : 26 Oct 2005 Messages : 2805 Localisation : Belgique
| Sujet: Re: Romans de J-P Poccioni : ses commentaires et vos questions ! Dim 22 Jan - 11:59 | |
| | Jipi a écrit: | Voilà Jean-Pierre ! Deuxième lecture achevée...
Il me fallait cette deuxième lecture, car je trouvais ta nouvelle assez dense.
Ce qui m'a frappé dans ton texte est toute une symbolique volontaire ou non de ta part ! Mais qu'on le veuille ou non, le texte une fois écrit appartient au lecteur !!! Non ? Donc je perçois le thème du double répercuté dans tout ton texte, le noyau étant le chiffre deux formé par les deux anciens camarades. Thème du passé et du présent, thème du miroir réfléchissant le double. Thème de la ressemblance ou de la non-ressemblance ! Du faux et du vrai ! Assez austerien finalement !!! Non ? Bref très intéressant ! |
C'est moi qui ai parlé du thème du double que je perçois dans ce texte !!! Voir mon analyse !!! Curieux d'ailleurs comme ce thème est disséminé dans ton texte. Que tu n'y aies pas pensé, cela n'est pas gênant. Car, comme le disait Barthes, chaque lecteur déchiffre les choses en fonction de ses codes culturels personnels. Double richesse d'ailleurs. Celle que l'auteur a investi dans son texte et celle apportée par l'auteur... _________________
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|  | | Jean-Pierre Poccioni Membre

Inscrit le : 10 Déc 2005 Messages : 456 Localisation : Loiret
| Sujet: romans de J-P Poccioni Ven 3 Fév - 19:47 | |
| Vive la Belgique !
Après Antidode FM (radio belge de la région de Louvain) qui a soutenu mon livre dans une émission, voici le texte d’un critique du journal Le Soir :
" La Maison du Faune, Jean-Pierre Poccioni:
Une sourde sensualité émane de cette rencontre napolitaine prolongée à Paris. Un couple et un vieil homme partagent des moments intenses. Le luxe et la beauté se tiennent au seuil de la volupté, dans l’attente de ce qui n’arrivera pas…Tout est très retenu, raconté avec une grande économie de moyens. Les émotions en sont d’autant mieux partagées que le lecteur est placé en position de voyeur, le trouble croissant au fil des pages.
Pierre Maury" |
|  | | | Romans de J-P Poccioni : ses commentaires et vos questions ! | |
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