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Les écrits d'Agnès Ruiz

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Jean-Pierre Poccioni
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MessageSujet: les écrits d'Agnès Ruiz   Sam 21 Jan - 8:19

Bonjour à tous

Je suis revenu faire un tour ( petit ? ) sur ce forum après une interruption sur laquelle je passe ...

Surprise ! Je découvre Jipi plein de soudain respect pour deux auteurs au seul nom de leur éditeur prestigieux ! ( ce qui est exact pour Minuit des annnées 70, un peu plus discutable pour Latès, mais cela est secondaire)


Tout les auteurs ne se valent-ils pas ? Et qu'importe
l'éditeur , Xo, Albin, Nil ou Zulma n'est-ce pas la même chose?

Ceci étant dit Agnès Ruiz écrit :

La gêne des deux femmes augmentait tout autant que la tension. Elles restaient toutes deux polies avec visiblement beaucoup d’efforts. C’était évident maintenant. Un rien pouvait les emporter dans une discussion très vive, comme une bombe prête à exploser... Elles avaient toutes d’eux la sensation d’être des détonateurs humains...


Ce qui force le respect à l'évidence !!!
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Jean-Pierre Poccioni
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MessageSujet: les écrits d'Agnès Ruiz   Sam 21 Jan - 9:03

Petite précision utile pour expliquer mon allusion à Lattès:

Extrait de Audace, annuaire des éditeurs par le Calcre.

« Lattès, filiale de Hachette depuis 1981. Politique éditoriale : lancer de jeunes auteurs "talentueux" capables de pondre du best-seller. »

Sans commentaire.
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marie chevalier
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MessageSujet: Re: Les écrits d'Agnès Ruiz   Sam 21 Jan - 19:33

Mais ma parole vous êtes un obsédé des maisons d'éditions monsieur Poccioni dans tous les forums vous ne parlez que de cela!!!
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Jean-Pierre Poccioni
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MessageSujet: les écrits d'Agnès Ruiz   Dim 22 Jan - 10:17

Marie Chevallier,

Relisez mon message, vous verrez qu'il correspond à une remarque de JIPI sur les éditeurs à laquelle j'ai souhaité répondre et non à une sois-disant obsession de ma part.

Je reconnais bien dans le ton de votre remarque la pointe d'intolérance dont j'ai déjà souffert ici. Ce qui est intérêt ou passion chez nos amis devient nuisible ou désagréable chez d'autres !

En réalité, je suis effectivement passionné de littérature. Je vis (en grande partie) pour écrire et quand je n'écris pas...je lis!

L'édition fait partie du monde de la lecture et de l'écriture. Je fréquente des éditeurs, des directeurs littéraires, des écrivains. Il est un peu normal que j'en parle. J'ai même la faiblesse de penser que certains pourraient être intéressés par une approche réaliste de ce monde sur lequel circulent plus d'idées reçues que de vérités. Je me trompe?

Je parle aussi de mes lectures ( voir ailleurs sur ce site) ce qui n'est pas le cas général ( à part les échanges de lectures courtoises toutes naturelles, mais obligatoirement réduites à un monde un peu clos)
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marie chevalier
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MessageSujet: Re: Les écrits d'Agnès Ruiz   Dim 22 Jan - 15:31

Mais cher monsieur, je lis aussi ce que vous écrivez sur ce forum, la preuve je participe. Et si vous regardez bien, en dehors de mes réponses polies à la majorité des sujets, j' ai même mis des nouvelles et fait le résumé de mes "oeuvres" dans mon topic!!
Ce n'est pas cela que je vous dis, mais, comme vous parler est toujours vu par vous comme de l'intolérance, je ne vous dirais plus rien, ce sera mieux. Vous n'échangez pas, Monsieur Poccioni: vous dites...vous assénez... point..
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Jean-Pierre Poccioni
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MessageSujet: les écrits d'Agnès Ruiz   Dim 22 Jan - 17:27

Pourquoi carricaturer ? Pourquoi être agressive ?


J'ai simplement voulu dire que ce n'était pas de mon fait qu'une question d'éditeurs était venue sur le tapis. En outre je pense être aussi poli que vous si je suis certes bien plus volcanique!

Quant à vos oeuvres qui ici ne sont pas en question, qui vous dit que je ne les ai pas lus ?

N'exagérez pas! Il ne faut pas toujours confondre conviction et intolérance. Je sais écouter puisque je sais lire avec la plus grande attention.
" Je ne vous dirais plus rien " ça fait un peu bouderie, non ? Cela dit, si vous ne me supportez pas nous éviterons le dialogue dans la mesure où je refuse absolument de retomber dans les querelles stériles qui marquèrent mon entrée sur ce forum.

En espérant un peu de sérénité...

Jean-Pierre Poccioni
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marie chevalier
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MessageSujet: Re: Les écrits d'Agnès Ruiz   Dim 22 Jan - 17:52

Vous avez réussi à me faire sourire! bravo c'est un début de relations dificiles mais .... à vaincre sans péril !! et ne prenez pas encore cela au premier degrè c'est une boutade!!

j'espère simplement pouvoir vous répondre et vous parler sans que vous vous sentiez agressé car là n'est absolument pas mon but d'accord?
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Papillon
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MessageSujet: Re: Les écrits d'Agnès Ruiz   Dim 22 Jan - 18:02

Simple constatation!


Les meilleurs amis virtuels et non-virtuels que j'ai dans notre bas monde, comment je les ai rencontrés?

Je vous le donne en mille.

On s'était accrochés les pieds solidements, et en travers nos discussions âpres, nous avons découvert l'humain derrière les mots. Les qualités de l'autre etc... et de fil en aiguille, l'amitié a grandi et s'est étoffée.

Bizarre non!
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marie chevalier
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Messages : 1135

MessageSujet: Re: Les écrits d'Agnès Ruiz   Dim 22 Jan - 18:09

Papillon tu es adorable et tu n'as pas tort . En fait comme les chats, les humains délimitent, non pas leur territoire, mais leur capacité à s'apprécier sunny

ps: excuse nous Agnés nous sommes en train de "papoter" dans ton topic bises
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Jipi
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MessageSujet: Re: Les écrits d'Agnès Ruiz   Mar 24 Jan - 0:37

I love you I love you I love you I love you I love you I love you
Belle réflexion Papillon... l'humain derrière les mots !
Merci maintenant de se rappeler qu'on est dans le topic d'Agnès !
On reste cool ! On respire un bonne fois !!!
Merci à vous !!! Mais je vois que la sérénité revient et c'est le principal ! Ne m'en voulez donc pas si j'enlève des messages qui s'écarteraient dorénavant du sujet du topic principal qui est, je le rappelle le topic d'Agnès ! Sur ce je m'en vais continuer la lecture de La Maison du Faune (un livre aux éminentes qualités littéraire), puis je dois encore aller chercher le livre de Callinira que j'ai commandé, puis je dois lire Agnès, Marie, Pietra et tous les autres ! Il va me ruiner ce forum je vous jure !!!
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agnes R




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Messages : 28
Localisation : Montréal Qc Canada

MessageSujet: Re: Les écrits d'Agnès Ruiz   Mer 1 Fév - 3:53

Il me plaît de vous lire en tout cas... Même si les sujets débordent parfois, ils m'étirent des sourires... Nous ne sommes pas fait de bois, après tout!

Voici à présent, je vais vous livrer un extrait de mon second roman dont je vous ai parlé plus tôt, l'ombre d'une autre vie...

EXTRAIT :
Le bébé pleurait dans son petit lit laqué blanc. Son visage était rouge en raison de ses cris incessants. Dans une autre pièce située au fond du couloir, sa mère reprit courage et asséna un violent coup à son assaillant, qui recula de surprise. La femme était à demi dévêtue. Du sang avait déjà séché au coin de ses lèvres tuméfiées, et son chemisier blanc, déchiré en plusieurs endroits, était maculé. De ses yeux abattus s'écoulaient deux larges rivières de larmes imprégnées de mascara noir.
- Pitié... Laissez-moi... Prenez tout ce qui a de la valeur et partez... Mon bébé, s'il vous plaît, je dois m'occuper de mon bébé...
La voix n'était plus qu'un sanglot profond. La jeune femme avait déjà maintes fois supplié les deux malfaiteurs qui s'étaient introduits chez elle, mais elle ne croyait plus guère en quoi que ce soit maintenant. Ils avaient abusé d'elle, chacun leur tour, en la rouant de coups. Elle n'avait pas pu aller une seule fois voir son bébé. Les deux individus semblaient d'ailleurs s'amuser de son désarroi. Elle n'en pouvait plus, elle était si lasse...
L'homme qui se trouvait en face d'elle avait des yeux fous. Sur son double menton se voyait encore la bave qui avait coulé durant le viol. Il n'avait même pas pris la peine de l'essuyer. Plein de haine, il jeta la femme sur le sol en criant :
- Tu as osé me frapper ! Attends un peu que je m'occupe encore de toi... T'as pas eu ton compte, on dirait.
En voyant la main levée qui s'apprêtait à la gifler une fois de plus, la jeune femme se recroquevilla en protégeant sa tête avec ses bras et laissa pleuvoir les coups. Peu après, son esprit fut envahi d'une brume épaisse et elle se sentit partir, comme si elle se détachait progressivement de son corps. Étrangement, elle ne ressentait plus rien... Elle eut alors une dernière pensée pour son bébé qui hurlait, puis elle perdit connaissance durant quelques secondes.
À ce moment-là, l'autre homme, au visage maigre et aux pommettes saillantes, revint dans la pièce. Ses cheveux bruns contrastaient avec la couleur singulière de ses yeux verts.
- Alors ! Qu'est-ce que tu fais, bon sang ? On y va ou quoi ? interrogea-t-il.
Son complice, plus petit mais très gras, regarda encore la jeune femme, puis tourna des yeux rieurs vers son ami. Il répondit d'une voix vicieuse :
- Ouais... C'est dommage pour elle... Si elle avait été moins résistante... on aurait peut-être pu avoir plus de plaisir !
- Laisse tomber ! C'est trop tard... On doit partir maintenant ! J'ai raflé tout ce que j'ai pu...
- Combien, dis ?
- Pas grand-chose, en fait... Cinquante !
- C'est tout ?
Le gros homme sembla très déçu.
- C'est tout, Virgil.
- Bon sang ! Je t'ai déjà dit plusieurs fois de ne pas m'appeler par mon nom quand on est sur un coup !
- Bah ! t'as pas à te faire de mouron, elle est inconsciente... Puis, avoue qu'on s'est quand même bien amusés... Quand l'homme du nom de Virgil haussa les épaules, son corps parut moins flasque une fraction de seconde.
Son ami, pensant à de la gelée, esquissa un sourire.
Il reprit bien vite :
- Et le gosse ?
- Quoi, le gosse ?
- Qu'est-ce qu'on en fait ?
- Rien du tout... Je le vois mal témoigner contre nous, si c'est vraiment ça qui te préoccupe.
- Ah ! ah ! ah ! T'as raison. Allez, viens, on se tire d'ici.
Peu de temps après, le téléphone se mit à résonner dans la maison. Les murs répercutèrent le son jusque dans la chambre du bébé, qui s'était brusquement arrêté de pleurer. Il était allongé sur le côté droit, les paupières à demi ouvertes. Il ne comprenait pas pourquoi des bras tendres n'étaient pas venus le prendre comme d'habitude. Épuisé, il finit par s'endormir, les joues couvertes de larmes séchées et le ventre vide.
Quelques instants plus tard, la sonnerie de la porte d'entrée retentit, sortant brutalement l'enfant de son sommeil. Il se remit à pleurer, criant par à-coups cette fois.
À l'extérieur, une vieille femme se tenait sur le seuil, l'oreille aux aguets. Elle appuya de nouveau frénétiquement sur la sonnette et attendit. Malgré ses soixante-dix-huit ans, madame Auton avait clairement entendu les cris de l'enfant. Elle ne comprenait donc pas pourquoi Alicia, sa gentille voisine, ne venait pas répondre. Elle savait qu'elle était là puisque le bébé y était. Nul besoin d'y réfléchir à deux fois, la mère n'aurait jamais laissé seul son petit garçon. La vieille femme commençait à s'inquiéter sérieusement. Elle osa tourner la poignée de la porte, mais se rendit très vite compte qu'elle était fermée à clé. Elle décida donc sans plus attendre de faire le tour... "Peut-être que la porte arrière est ouverte... songea-t-elle. Alicia a peut-être eu un malaise ! Qui sait ? La pauvre petite, seule avec un si jeune enfant... Ce n'est pas toujours facile..."
Elle s'avança d'un pas alerte et sentit l'angoisse serrer son cœur quand elle vit un carreau brisé à la porte entrouverte.
- Oh ! mon Dieu !
Madame Auton recula aussitôt, portant la main à sa bouche. Elle percevait du danger et hésitait à franchir la porte qui donnait sur la cuisine. Que pourrait faire une vieille femme s'il fallait intervenir ? Elle réfléchit rapidement et entreprit d'entrer malgré tout dans la maison plongée dans la pénombre. Elle entendait sa propre respiration siffler.
Soudain, une nouvelle série de pleurs lui fit comprendre que le bébé était à l'étage... Elle n'avait jamais eu la chance d'avoir un enfant, mais elle savait qu'il s'agissait de plaintes inhabituelles chez le petit Benjamin qu'elle côtoyait si souvent. Cela lui donna du courage pour avancer.
Madame Auton tâta le mur afin de trouver l'interrupteur. La lumière jaillit. Dans la cuisine, il régnait un désordre pour le moins inaccoutumé. La vieille femme resserra son châle autour de ses épaules et décida de monter directement à l'étage. Elle actionna aussitôt le commutateur qui éclairait normalement la cage d'escalier, mais rien ne se passa. De façon énergique et précipitée, elle manipula alors le bouton plusieurs fois de suite de bas en haut. De toute évidence, l'éclairage ne fonctionnait pas, ce qui était loin de la rassurer. Mais elle entendait l'enfant pleurer. Elle s'arma donc d'une autre dose de courage et commença à gravir les marches dans l'obscurité.
L'escalier de bois craqua sous ses pas.
Comme pour essayer de se rasséréner, elle décida d'appeler sa voisine à haute voix. Elle posa sa main tremblante sur la rampe et jeta :
- Alicia... Alicia ? c'est moi, madame Auton... Alicia, êtes-vous là ? Répondez-moi, s'il vous plaît !
Elle ne reçut aucune autre réponse que les pleurs de l'enfant qui semblait s'épuiser.
La vieille femme continua de monter sans plus tergiverser, certaine que quelque chose de terrible était survenu. Elle sentait ses poils se hérisser sur ses bras et, sans la détresse évidente de l'enfant, elle serait certainement repartie sans hésiter. Mais là, elle ne pouvait pas se le permettre... Elle n'en avait pas le droit ! Les cris de Benjamin l'aidaient à continuer. C'était son but, sa raison d'être là.
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Un petit tour chez moi...
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marie chevalier
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MessageSujet: Re: Les écrits d'Agnès Ruiz   Mer 1 Fév - 14:12

Vraiment envie d'en savoir plus ! Merci de nous avoir mis l'eau à la bouche du moins à moi ! je te contacte par mp !
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