Passion des mots
Littérature, cinéma, art, musique, psychologie, philosophie, histoire et actualité
AccueilCalendrierFAQRechercherS’enregistrerConnexion
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet
 

Le pionnier des vrais biographes privés habite New York …

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2, 3  Suivante
AuteurMessage
Constance d'Epannes
Membre
Membre



Age : 63
Inscrit le : 27 Avr 2008
Messages : 56
Localisation : Hérault

MessageSujet: Le pionnier des vrais biographes privés habite New York …   Jeu 1 Mai - 17:26

Savez vous qui est l'authentique pionnier des biographes pour particuliers ? Paul Auster, à travers son personnage Nathan Glass, dans "Brooklyn Folies".
"Paul Auster est le premier écrivain à avoir émis l'idée qu'il devrait y avoir des Biographes comme nous…". Cette remarque m'est venue l'année dernière d'un ami, Jean Pennec, autrefois comédien, entre autres au Théâtre Français et avec qui, à présent nous partageons l'aventure de l'écrit biographique. Avant de faire partie du club des biographes solides, créatifs et fiables, autrefois on a pu suivre le nom de Jean Pennec sur des affiches de la Maison de Molière ou sur celles de théâtres nationaux ou privés. P. Auster, il le connaissait fort bien pour goûter pleinement son œuvre bien sûr, mais surtout, pour avoir collaboré à la mise en scène de sa pièce "Laurel et Hardy vont au paradis" au Théâtre de la Bastille en 2000.
Devenir biographe, Jean en avait le désir depuis un moment et m'avait contactée simplement sur ma boite Email biographe-aide.memoire@orange.fr
Je lui ai mis le pied à l'étrier l'an passé, en lui confiant régulièrement des contacts et mes secrets de biographe. Puis en l'initiant à la façon unique dont j'exerce cette mission depuis quinze ans. L'écoute véritable de l'autre, une ferveur pour les mots et le sens du contenu, sont des notions qui nous sont communes. Et tel le muscle à la chair, le verbe le porte pareillement. Face à ce que j'appelle nos "Narrateurs", ceux qui nous confient leur mémoire vive, en auteur habile et éclairé, avec son intellect en ébullition et déjà auteur lui-même, il ne fut pas très long à devenir un authentique auteur-biographe. De la manière dont je le conçois en tous cas. D'autant qu’une importante tranche de son existence fut dédiée à la fréquentation des beaux textes et des esprits éclairés.
De Paul Auster pour ma par part j'avais déjà dévoré la "Trilogie new-yorkaise", ainsi que "Pourquoi écrire" [i] et [i]"Le livre des illusions".Pour tous ceux qui ne connaissent pas un jour sans une ligne, au cœur même du doute permanent, le concept de la mémoire avec ses tiroirs à l'infini, avec les insondables questionnements du pourquoi l'on écrit, fait partie des thèmes chers à ce très bel auteur de chevet.
C'est donc Jean Pennec qui à son tour allait compléter mes connaissances. Cette fois-ci en particulier au sujet de "Brooklyn Folies". En ce qui me regarde, j'adore que quelqu'un de parfaitement informé, me fasse découvrir des choses qui me soulèvent et appartiennent à mes choix. Est-ce ainsi pour vous ?

Voici donc en un fragment ce que prévoyait Paul Auster auquel Jean a écrit il y a quelques temps pour lui dire combien la vision fut pertinente :

* "[] mais qui se soucierait de publier les biographies des gens ordinaires, de ceux qu'on ne chante pas, de ceux qu'on rencontre dans la rue tous les jours de la semaine et qu'on ne prend même pas la peine de remarquer ? La plupart des vies disparaissent. Quelqu'un meurt et, petit à petit, toutes traces de sa vie s'effacent. Un inventeur survit dans ses inventions, un architecte dans ses immeubles mais la majorité des gens ne laissent derrière eux ni monument ni réalisation durable : une série d'albums photo, un bulletin scolaire de cinquième primaire, un trophée gagné au bowling, un cendrier piqué dans une chambre d'hôtel en Floride le dernier jour de vacances quasiment oubliées. Quelques objets, quelques documents, quelques impressions vagues conservées par des tiers. Ceux-ci ont invariablement des histoires à raconter à propos du défunt, mais le plus souvent en mêlant les dates, en oubliant des événements, et la vérité en sort de plus en plus déformée et quand ces gens-là meurent à leur tour, presque toutes leurs histoires s'en vont avec eux.
[] sauvegarder les histoires, les événements et les documents avant qu'ils ne s'évanouissent et leur donner la forme d'un récit continu, le récit d'une vie.[] J'imaginais que je les écrirais moi-même mais, si la demande devenait trop importante, je pourrais toujours me faire aider par d'autres auteurs : poètes et romanciers désargentés, anciens journalistes, universitaires sans emploi, voire, peut-être, par Tom. Le coût de la rédaction et de la publication de tels livres serait considérable mais je ne voulais pas que mes biographies deviennent un privilège accessible seulement aux riches[]. Étais-je fou de rêver que je pourrais faire quelque chose de ce projet incongru ? Je ne le pensais pas. Quelle jeune femme n'aimerait pas lire la biographie véridique de son père - même si ce père n'avait été qu'un ouvrier d'usine ou le sous-directeur d'une banque rurale ? Quelle mère ne souhaiterait lire l'histoire de son fils policier, tué dans l'exercice de ses fonctions à l'âge de trente-quatre ans ? Dans tous les cas, ce devrait être une affaire d'amour []".

*BROOKLYN FOLLIES. Paul Auster. Actes Sud.

_________________
« Rien n'est jamais acquis à l'Homme Ni sa force Ni sa faiblesse ». Aragon (La Diane Française, Seghers 1946)
Revenir en haut Aller en bas
John
Membre
Membre



Age : 45
Inscrit le : 27 Juin 2007
Messages : 391
Localisation : Belgique

MessageSujet: Re: Le pionnier des vrais biographes privés habite New York …   Jeu 1 Mai - 18:16

J'ai lu ce message et le précédent, j'ai été surfé longuement sur votre site et à chaque page, de façon très directe ou en filigrane, je vois une écrivaine-biographe qui essaie de nous persuader de ses propres talents.

Il y a un nom pour ce genre de prose, je crois... ah oui, publicité !
Revenir en haut Aller en bas
Constance d'Epannes
Membre
Membre



Age : 63
Inscrit le : 27 Avr 2008
Messages : 56
Localisation : Hérault

MessageSujet: Re: Le pionnier des vrais biographes privés habite New York …   Jeu 1 Mai - 18:24

Je ne sais comment procéder. Merci de suprimer définitivement mon compte, nous ne pouvons nous entendre...
_________________
« Rien n'est jamais acquis à l'Homme Ni sa force Ni sa faiblesse ». Aragon (La Diane Française, Seghers 1946)
Revenir en haut Aller en bas
Gosayn
Membre
Membre



Inscrit le : 26 Avr 2006
Messages : 248

MessageSujet: Re: Le pionnier des vrais biographes privés habite New York …   Jeu 1 Mai - 19:12

John, vous êtes un vilain garçon.

@ BAM:

La citation de Paul Auster traduit une grande générosité. Mais je doute que les biographes, même s'ils ont évidemment des qualités d'écoutes quoique secondées par un dictaphone, oeuvrent à titre gracieux dans le seul but de sauvegarder la mémoire des anonymes.
La dimension commerciale ( ce n'est pas péjoratif) est occultée.
_________________
L'avenir appartient à ceux qui se lèvent. Gosayn.
Revenir en haut Aller en bas
John
Membre
Membre



Age : 45
Inscrit le : 27 Juin 2007
Messages : 391
Localisation : Belgique

MessageSujet: Re: Le pionnier des vrais biographes privés habite New York …   Jeu 1 Mai - 19:22

J'ai oublié de préciser : mes propos n'engagent que moi, et je ne suis ni fondateur ni administrateur de ce forum.

(et je ne tiens pas à avoir des ennuis avec Jipi... Rolling Eyes )
Revenir en haut Aller en bas
Constance d'Epannes
Membre
Membre



Age : 63
Inscrit le : 27 Avr 2008
Messages : 56
Localisation : Hérault

MessageSujet: Re: Le pionnier des vrais biographes privés habite New York …   Jeu 1 Mai - 20:23

Je ne vois pas trop bien pour quelles raisons un biographe aussi généreux humainement soit-il, ne gagnerait pas un peu sa vie en écoutant les autres, et le magnétophone est l'outil qui permet de pister certaines réalités. Les gens crêvent du manque d'écoute.
Ce n'est qu'un élément, il y a tout le reste. Savez vous qu'une biographie peut s'étaller jusqu'à 2 années d'écriture, d'échanges, de dialogues, de recherches historiques et d'interviews, et qu'il est impossible de compter sur les droits d'auteur pour vivre. Enfin, lorsque l'on est pas Paul Auster...
Si vous lisez son livre, vous verrez qu'il évoque l'aspect économique de façon pertinente et fort astucieuse.
Je n'ai pas voulu soulever ce sujet, pour ne pas donner une couleur mercantile à mon message justement. C'est peine perdue, JIPI trouve que malgré tout, je fais de la pub à peine maquillée pour mon activité de Biographe. Je m'apprétais à quitter ce forum de toutes façons. Je ne suis pas restée longtemps, j'étais venue en observatrice.

Mais si vous voulez poursuivre l'échange, j'ai toujours une messagerie Email biographe-aide.memoire@orange.fr

La citation de Paul Auster traduit une grande générosité. Mais je doute que les biographes, même s'ils ont évidemment des qualités d'écoutes quoique secondées par un dictaphone, oeuvrent à titre gracieux dans le seul but de sauvegarder la mémoire des anonymes.
La dimension commerciale ( ce n'est pas péjoratif) est occultée.[url][/url]

_________________
« Rien n'est jamais acquis à l'Homme Ni sa force Ni sa faiblesse ». Aragon (La Diane Française, Seghers 1946)
Revenir en haut Aller en bas
Jipi
Administrateur



Inscrit le : 26 Oct 2005
Messages : 2825
Localisation : Belgique

MessageSujet: Re: Le pionnier des vrais biographes privés habite New York …   Mer 7 Mai - 19:00

Mes étudiants de terminale me remettent ce 8 mai 2008 leur travail de fin d'année sur La Cité de Verre... mais je leur ai demandé de lire aussi La chambre dérobée... remarquable auteur et remarquable travail opéré par Auster dans ces deux ouvrages...
_________________
Revenir en haut Aller en bas
Jipi
Administrateur



Inscrit le : 26 Oct 2005
Messages : 2825
Localisation : Belgique

MessageSujet: Re: Le pionnier des vrais biographes privés habite New York …   Mer 7 Mai - 22:36

Réponse de Empreinte des Mots :

« Bis : pour Paul Auster, merci de m’en parler, j'aimerais vous torcher ce que je sens, mais il va me falloir du temps, Auster, n’est ce pas, mérite tous les égards. J’ai plein de boulot en ce moment et une ou deux réponses prévues à peaufiner pour le Forum. Je garde votre pensée au carrefour de ma mémoire vive et ne la laisserai pas se soustraire. Comptez sur des répliques Jipi. »

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Kurdy




Inscrit le : 29 Fév 2008
Messages : 49

MessageSujet: Re: Le pionnier des vrais biographes privés habite New York …   Ven 9 Mai - 12:29

Citation:

«j'aimerais vous torcher ce que je sens»


Voilà un usage du verbe "torcher" que je ne connaissais pas et que je ne suis d'ailleurs pas sûr de bien comprendre.
Revenir en haut Aller en bas
Jean-Pierre Poccioni
Membre
Membre



Age : 60
Inscrit le : 10 Déc 2005
Messages : 471
Localisation : Loiret

MessageSujet: Le pionnier Etc   Ven 9 Mai - 12:41

Pour torcher j'exclue le sens propre, si j'ose dire. Il ne peut donc qu'être question du figuré, à savoir:

cochonner, saloper, ce qui reste passablement ésotérique comme le dit justement Kurdy.

Ou bien torcher comme on le fait d'un vieux fond de mauvais alccol ?
Pas beaucoup plus clair mais au moins pittoresque.

Voilà.

Maintenant si ma réaction vous semble mal torchée, je jette l'éponge !
Revenir en haut Aller en bas
Constance d'Epannes
Membre
Membre



Age : 63
Inscrit le : 27 Avr 2008
Messages : 56
Localisation : Hérault

MessageSujet: Torcher, de la part d'empreinte des mots...   Ven 9 Mai - 14:10

En terme d'écriture "Torcher", est une expression pittoresque effectivement, dans le cas de cette tournure je l'ai voulu ainsi. Avec ses charmes secrets et ses interprétations possibles, on le voit passer aussi sous la plume de certains critiques littéraires parfois.
S'emploie par les auteurs d'une façon malicieuse pour dire à quelque point, on va oeuvrer avec soin, archarnement, intérêt, amusement, à un texte particulièrement captivant jusqu' à le nettoyer à fond.
"Un écrit très bien torché" est un morceau reconnu comme joliment travaillé, façonné même. Au sens propre on pourrait aller jusqu'à considérer qu'il y est question presque de récurer le texte, proprement.
_________________
« Rien n'est jamais acquis à l'Homme Ni sa force Ni sa faiblesse ». Aragon (La Diane Française, Seghers 1946)
Revenir en haut Aller en bas
Kurdy




Inscrit le : 29 Fév 2008
Messages : 49

MessageSujet: Re: Le pionnier des vrais biographes privés habite New York …   Ven 9 Mai - 15:34

Est-ce consciemment ou inconsciemment que vous adoptez ce style précieux et alambiqué que personnellement je trouve assez indigeste?

Si c'est consciemment, pourquoi ce choix?

Excusez le ton direct de la question, c'est mon style à moi.
Revenir en haut Aller en bas
Jean-Pierre Poccioni
Membre
Membre



Age : 60
Inscrit le : 10 Déc 2005
Messages : 471
Localisation : Loiret

MessageSujet: Le pionnier Etc   Ven 9 Mai - 15:56

Autant je trouve que tout lecteur peut exprimer son point de vue sur le style d'un auteur qui publie puisque celui-ci s'expose, justement publiquement, autant ce jugement sur le style d'Empreinte des mots dans les échanges sur le forum me semble déplacé quant à sa forme et peu amical.

Si dans Passion des mots on ne peut pas jouer de la langue (le talent qu'on y montre est une autre affaire que je n'aborderais pas ici sauf pour dire qu'elle sait écrire ce qui n'est pas si fréquent) alors où ?
Revenir en haut Aller en bas
Constance d'Epannes
Membre
Membre



Age : 63
Inscrit le : 27 Avr 2008
Messages : 56
Localisation : Hérault

MessageSujet: Réponse sur ma manière d'écrire...   Ven 9 Mai - 18:01

Merci beaucoup à Jean-Pierre Poccioni d'avoir posé le ton juste, comme il vient de le faire avec pertinence et doigté.

Je n'ouvrirai certainement pas le débat avec Kurdy et ne chercherai donc pas à lui exprimer mes impressions sur les alambics et autres préciosités.
Quoique, les vraies Précieuses, celles du 17ème, telles qu'elles ont été, et je connaîs un peu le sujet, furent les premières à poser les prémices de la liberté des femmes. Là, le sujet me motive hautement.
Jusque ici, je n'avais pas du tout le goût des forums et ne m'y étais jamais inscrite du reste, pour n'avoir pas trouvé, ni réellement cherché d'ailleurs, un lieu futé, où se rencontreraient des gens qui sauraient vraiment jouer de la langue et seraient sensibles à ce me galvanise concernant l'écriture.

_________________
« Rien n'est jamais acquis à l'Homme Ni sa force Ni sa faiblesse ». Aragon (La Diane Française, Seghers 1946)
Revenir en haut Aller en bas
John
Membre
Membre



Age : 45
Inscrit le : 27 Juin 2007
Messages : 391
Localisation : Belgique

MessageSujet: Re: Le pionnier des vrais biographes privés habite New York …   Ven 16 Mai - 22:33

Empreinte des mots a écrit:
Je n'ouvrirai certainement pas le débat avec Kurdy et ne chercherai donc pas à lui exprimer mes impressions sur les alambics et autres préciosités.


Dommage, ça aurait pu être amusant, voire intéressant...
Revenir en haut Aller en bas

Le pionnier des vrais biographes privés habite New York …

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 3Aller à la page : 1, 2, 3  Suivante

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Passion des mots :: Forums de discussions :: La littérature et le langage-
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet